Les fonds souverains montent en puissance dans les investissements directs étrangers

Selon la Cnuced, les IDE dans le monde ont rebondi de 16% en 2011. En 2014, ils devraient rester inférieurs à leurs plus hauts de 2007
Patrick Aussannaire

Les investissements étrangers peinent à retrouver leurs niveaux d’avant la crise. Malgré les nombreuses incertitudes entourant les perspectives de l’économie mondiale, les flux des investissements directs étrangers (IDE) mondiaux ont enregistré une hausse de 16% en 2011 pour atteindre 1.500 milliards de dollars, selon le rapport annuel de la Cnuced. S’ils ont dépassé le niveau d’avant-crise moyen entre 2005 et 2007, ils demeurent toujours 23% inférieurs à leurs plus hauts niveaux atteints en 2007.

Les flux d’investissements dans les pays développés ont enregistré un bond de 21% pour atteindre 748 milliards. Les pays émergents ont attiré 684 milliards d’investissements extérieurs, en hausse de 11%, et les économies en transition 92 milliards, en progression de 25%. Ces deux zones représentent respectivement 45% et 6% des IDE mondiaux. L’Afrique et les pays les moins développés ont connu leur troisième année consécutive de baisse des flux, un recul principalement concentré sur l’Afrique du Nord en plein «printemps arabe». A contrario, les flux en Afrique sub-saharienne sont revenus à des niveaux proches de leurs plus hauts historiques, à 37 milliards.

Les IDE totaux devraient connaître cette année une croissance de 6,5% pour atteindre 1.600 milliards de dollars fin 2012. «Les indicateurs avancés – la valeur des fusions et acquisitions transfrontalières et les investissements greenfield – ont enregistré une décrue sur les cinq premiers mois de l’année 2012 mais les fondamentaux, les résultats élevés et les détentions de trésorerie soutiennent une croissance modérée mais stable» dans les prochaines années, selon la Cnuced. Les IDE devraient se monter à 1.800 milliards en 2013 puis 1.900 milliards et 2014. Un niveau qui, dans la cas où l'économie mondiale ne connaitrait pas de choc majeur, resterait 2,6% inférieur aux plus hauts de 2007.

Dans un contexte où une moitié des investisseurs interrogés dans l’enquête exprime une opinion neutre ou indécise sur le climat global d’investissement en 2012, les fonds souverains sont amenés à jouer un rôle croissant. Avec des IDE de 125 milliards en 2011, «les fonds souverains montrent un potentiel significatif pour de futurs investissements». La Cnuced ajoute qu’ils pourront solliciter gouvernements, institutions financières et investisseurs privés pour investir dans les infrastructures, l’agriculture et le développement industriel et durable.

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