Faut-il bannir les fonds à valeur constantes (ou CNAV)? A quel rythme? Et quelles obligations en capital leur imposer en attendant? Ces questions au centre du débat sur l’encadrement des fonds monétaires n’ont pas pu être tranchées par le Parlement européen lundi, comme prévu. Au terme d’une séance agitée où l’eurodéputé écologiste Philippe Lamberts a accusé son confrère conservateur irlandais Gay Mitchell de défendre ouvertement les intérêts de la place financière de Dublin, une majorité des membres de la commission Econ a finalement décidé de remettre le vote à plus tard.
En réalité, le centre-droit se divise entre Allemands, Luxembourgeois et Irlandais, d’un côté, qui refusent l’interdiction à terme des CNAV, et le reste du groupe, Français en tête, prêts à se rallier aux compromis du rapporteur socialiste belge Saïd El Khadroui.
Celui-ci propose un dispositif en trois temps pour, dit-il, «avoir une législation claire et contraignante qui garantisse la stabilité financière». D’abord, en cas de stress, un mécanisme d’interdiction des cessions de parts permettrait d’éviter les «runs». Ensuite, les CNAV devraient constituer un coussin en capital de 3% sur 5 ans, avec clause de rendez-vous après 3 ans (et 1,8% de dotation). Enfin, sous réserve que les autorités de marché ne considèrent pas le coussin comme suffisant, les fonds à valeur constante devraient être systématiquement convertis en fonds à valeur variable en 2024.
L’opposition des élus allemands à ces propositions prend à contrepied le ministre fédéral des finances Wolfgang Schäuble qui s’était joint l’an dernier à Pierre Moscovici pour demander l’interdiction des CNAV.
«Ce report du vote ne va pas changer fondamentalement le différend» entre élus, a commenté Saïd El Khadraoui. Une partie des députés ne seraient pas fâchés de voir le règlement passer à la trappe à la fin de la mandature, faute de vote du Parlement. Le plus probable reste toutefois que les députés se prononcent le 3 mars. Mais les chances pour que les négociations avec les ministres des Finances aboutissent avant la fin de la mandature sont désormais très faibles. D’autant que la nouvelle réglementation comprend des règles structurantes sur la liquidité, la diversification ou encore l’évaluation des actifs. Si le Parlement parvient à arrêter sa position, les discussions reprendront à la rentrée 2014.
En pleine préparation du budget 2027, le ministère de l’Economie et des Finances compte ouvrir le débat public avec des scénarios et des propositions d'arbitrages élaborés par quatre experts. Sans forcément les prendre en compte.
En quinze ans, près de 9.000 milliards d’euros pourraient changer de mains en France. Derrière ce chiffre, devenu omniprésent, se trouvent une fondation et trois auteurs à l’origine d’une estimation désormais largement reprise dans les médias et le débat politique. Ce calcul est appelé à peser sur les discussions autour du patrimoine, de l’héritage et des inégalités à moins d'un an des présidentielles.
Le partenariat annoncé en 2024 est reconduit et élargi pour trois ans. Le groupe bancaire et la start-up se félicitent du succès de leurs travaux en commun mais insistent chacun sur le caractère non exclusif de l'union.
Le prestataire de tiers-payant qui travaille avec un grand nombre de complémentaires santé et de courtiers subit pour la deuxième fois en deux ans une attaque de grande ampleur sur ses données. Un épisode qui fragilise encore la chaîne de gestion des prestations de santé.
La Banque centrale européenne constate que le risque encouru par les institutions financières européennes concernant le crédit privé reste faible. Les assureurs et les fonds de pension seraient davantage touchés que les banques en cas de crise grave.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
A peine entrouvert par Jordan Bardella, le débat sur les retraites révèle une fracture plus profonde : celle d’un parti hésitant entre une tradition de protection sociale et une vision plus contributive et responsabilisante du système. Des flottements qui inquiètent jusque dans ses rangs
Les Etats-Unis ont procédé à des frappes dans la zone de Bandar Abbas, ville portuaire du sud du pays donnant sur le détroit d'Ormuz. Le gouvernement américain doit se réunir à Camp David pour évoquer les négociations.
Faute de moyens budgétaires, le Président s’est mis en scène comme fédérateur et catalyseur d’initiatives des entreprises pour accélérer l’électrification du pays, présentée comme la continuité de son discours de Belfort en 2022. Coup de com' ou émulation ?