Les fonds de performance absolue ont le vent en poupe

La collecte a atteint 2,8 milliards d’euros l’an dernier malgré des performances en baisse sur toutes les stratégies.
Julien Beauvieux

Le regain d’engouement entourant les fonds de performance absolue s’est confirmé en 2014. Après avoir enregistré deux années d’importants rachats en 2011 et 2012, puis une collecte nette de 400 millions d’euros en 2013, la famille de fonds a en effet été l’une des grandes gagnantes de l’exercice passé, avec 2,8 milliards d’entrées nettes, selon Europerformance. Une performance qui place la catégorie en deuxième position, derrière les très plébiscités fonds obligataires.

Au sein de la famille de fonds, les stratégies directionnelles sont demeurées les plus recherchées. «Depuis la mi-2014, les conditions de marchés ont favorisé les stratégies directionnelles», analysent les experts de Fitch. Après avoir atteint 1,2 milliard d’euros en 2013, les souscriptions nettes ont presque doublé pour atteindre 2,3 milliards, portant l’encours sous gestion à 24,3 milliards. «Dans cet univers très concurrentiel, avec pas moins de 140 gestionnaires pour une offre avoisinant les 400 fonds, la distribution des flux de collecte est assez équitable entre fonds en collecte positive (49%) et fonds en situation de rachats (51%)», remarque de son côté Alexandre Cassan, chargé d'études chez Europerformance.

Avec des souscriptions nettes de 972 millions d’euros, les fonds consacrés aux stratégies d’arbitrage ont également eu du succès, ce qui a porté l’encours à 7,4 milliards. Si les fonds d’arbitrage de volatilité ont connu des rachats limités, les stratégies d’arbitrages crédit ont connu un certain engouement, dans un contexte de réduction continue des spreads. La collecte a ainsi totalisé 665 millions d’euros, contre 384 millions pour les fonds long/short actions.

Paradoxalement, ce mouvement est intervenu dans un contexte pourtant moins porteur en termes de performances. «Par rapport à l’an passé, la plupart d’entre elles sont restées positives, en dépit d’un fort resserrement», souligne Alexandre Cassan en référence à l’effet marché positif global de 1,3 milliard d’euros.

Dans le cas des fonds de stratégie directionnelle, la performance annuelle moyenne a ainsi atteint 4,4%, contre près du double en 2013. L’arbitrage de crédit a pour sa part enregistré une performance de 3,4%, suivi par l’arbitrage de taux (+2,7%) et le long/short actions (+0,02%). Ecrasé par l’action vigoureuse des banques centrales, l’arbitrage de volatilité a pour sa part enregistré une perte de 4,6%.

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