Les fonds de fonds immobiliers détaillent leur politique de rémunération
Les professionnels des fonds de fonds immobiliers jouent la transparence. Pour la première fois, leur association professionnelle pour l’Europe, l’Inrev, publie une étude sur les commissions qui s’appliquent à ce type de structures. En moyenne, les commissions de gestion annuelles s’élèvent à 0,40% de la valeur actuelle nette des fonds de fonds immobiliers, annonce l’Inrev. L’étude n’intègre pas les commissions facturées par les fonds sous-jacents que doivent aussi payer les investisseurs.
Le dynamisme du marché immobilier a apparemment eu un effet notable sur les tarifs appliqués par les gérants. Alors que les fonds de fonds lancés avant 2005 affichent des commissions de gestion de 0,32% en moyenne, ceux créés en 2007, au plus haut du marché, facturent des commissions de 0,42%.
Logiquement, l’étude montre que les fonds de fonds affichant les stratégies les plus risquées présentent un niveau de commission plus important. Ainsi, les véhicules «core», qui prennent le moins de risque demandent une commission de gestion de 0,40% en moyenne, contre 0,44% pour les structures «value added».
Des commissions de performance permettent en outre aux managers de se rémunérer en fonction du risque pris. C’est surtout le cas dans les fonds de fonds qui se concentrent sur les stratégies les plus risquées, à savoir «value added» et opportunistes. Dans ces véhicules, le seuil à partir duquel une commission de performance est versée aux gérants (hurdle rate) s’élève en moyenne à 9%. «Il figure à un niveau comparable à celui appliqué dans les fonds d’investissement immobilier direct, précise l’Inrev. En revanche, la part de surperformance distribuée aux managers est plus basse dans les fonds de fonds que dans les véhicules directs». Dans les premiers, les gérants reversent en moyenne 11,15% d’après l’association professionnelle.
Dans le contexte actuel, les investisseurs sont plus regardants sur les structures de coût. «Les taux de commissions se trouvent sous pression compte tenu de la faible performance de la classe d’actifs perçue durant la crise financière», indique l’Inrev. Les liquidités à investir dans les fonds de fonds immobiliers étant moins nombreuses, les gérants pourraient être contraints à faire des compromis sur la structure de leur rémunération.
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