Les émetteurs chinois cotés à l’étranger dans le collimateur des vendeurs à découvert
Une suspicion généralisée autour de la sincérité de leurs comptes fait des sociétés chinoises des proies idéales
Publié le
Antoine Duroyon
Sino-Forest vient d’en faire l’amère expérience: les sociétés chinoises cotées à l’étranger n’ont pas bonne presse. L’exploitant de plantations arboricoles, présent à la Bourse de Toronto et qui compte le fonds Paulson & Co pour principal actionnaire, a vu sa valeur boursière fondre de 3,19 milliards de dollars canadiens en l’espace de deux jours. Ce vent de panique a été soulevé par une note au vitriol du cabinet Muddy Waters Research accusant Sino-Forest d’avoir surévalué ses actifs forestiers.
Le fondateur de la société, qui s’est fait de la vente à découvert une spécialité, a comparé Sino-Forest à «une chaîne de Ponzi, étant donné qu’elle émet continuellement de nouveaux titres pour se financer». Carson Block a assuré sur Bloomberg Television qu’il maintiendrait son biais baissier jusqu’à ce que les actions de Sino-Forest atteignent «zéro».
Mais après avoir cédé 70% en deux jours, la valeur a rebondi de plus de 40% à la faveur d’un effort de transparence de Sino-Forest. En réponse à une accusation qu’elle juge «diffamatoire» et guidée par «un intérêt personnel évident», la société a publié sur son site internet un document de 76 pages détaillant ses plantations en Chine. Elle a également indiqué avoir mandaté un cabinet d’avocats en vue d’éventuelles poursuites judiciaires.
Cette affaire en rappelle une autre. Le mois dernier, le producteur d’engrais Yongye a plongé de 20% en Bourse après des accusations de fraude lancées par le fonds alternatif Absaroka Capital Management. Mais le groupe coté au Nasdaq s’est défendu vigoureusement, parvenant même à décrocher un investissement d’un fonds asiatique de Morgan Stanley. L’action a regagné 40%, laissant à certains vendeurs à découvert un souvenir cuisant.
Les émetteurs chinois cotés à l’étranger paient le prix d’une défiance des investisseurs à l’égard de leur comptabilité. Les Etats-Unis figurent en première ligne. D’après le Financial Times, plus de 25 sociétés chinoises cotées à New York ont reconnu au cours des six derniers mois des irrégularités comptables ou ont vu leur commissaire aux comptes claquer la porte. Le cabinet d’audit Deloitte a ainsi formellement accusé le mois dernier l’éditeur de logiciels Longtop d’avoir falsifié des relevés bancaires.
Le géant français de la publicité s'offre une société américaine spécialisée dans le partage de données entre entreprises. L'opération devrait porter son profit par action dès la première année.
Axel Plichon, cofondateur et responsable du développement d’Eleva Capital, explique à L'Agefi les raisons de l’ouverture d’un grand bureau à Milan. Revenant sur l’année 2025, il confie que d’autres stratégies que les fonds phare ont attiré des flux. Enfin, il se dit peu intéressé par la croissance externe.
Interrogé par Les Echos sur la crise de confiance «inédite» que traverse le marché du crédit privé aux Etats-Unis, Justin Muzinich, PDG de la société d’investissement Muzinich & Co, spécialisée en la matière, estime qu’il s’agit «du cycle financier habituel» où «l’abondance nourrit les excès» et certains «perdent de vue la relation entre risque et rendement». S’il estime que «des opérations méritent d'être passées au crible dans le secteur de l’assurance aux Etats-Unis», le marché du crédit privé «n’est pas assez important pour causer un risque systémique». Il ajoute que les limites de retraits imposées dans certains fonds semi-liquides vendus aux particuliers n’a rien de surprenant, les fonds ayant appliqué leurs règles de fonctionnement.
Aux Etats-Unis, la montée des actifs alternatifs met les réseaux de distribution sous pression, selon une étude de Cerulli. La formation des conseillers devient un enjeu clé auquel les sociétés de gestion doivent être en mesure de répondre.
L'institution bancaire publique salue le rôle croissant des fonds alternatifs dans la finance mondiale mais estime que l’essor des hedge funds, du private equity et du crédit privé doit être davantage sous surveillance.
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