Les défauts des émetteurs high yield devraient rester bas
Le taux de défaut des entreprises européennes de catégorie spéculative dites «high yield» a augmenté l’an dernier mais reste bien en deçà des pics atteints lors des crises précédentes au début des années 2000 ou en 2009.
En 2012, le taux de défaillance des émetteurs européens de dette à haut rendement a atteint 2,22% contre 1,57% en 2011, et 1% en 2010, loin des 7,69% enregistrés en 2009, selon l’étude annuelle sur la défaillance des entreprises européennes publiée par l’agence Standard & Poor’s.
Toutes notations confondues, c’est-à-dire en incluant aussi l’univers «investment grade» relatif aux meilleures notations, le taux de défaut a augmenté à 0,59% contre 0,35% en 2011.
«Les fondamentaux du marché high yield se sont significativement améliorés depuis l’éclatement de la crise du crédit de 2007 à 2008. Les bilans sont désormais plus robustes, et le levier moins important. En conséquence, le principal risque associé aux obligations high yield, le risque de défaut, a reculé ces dernières années», souligne Allianz Global Investors dans une présentation récente.
«Le taux de défaut high yield devrait rester bas dans la mesure où l’accès au refinancement pour les émetteurs high yield demeure très bon via le marché primaire, et où les entreprises devraient compenser l’effet de la récession dans la zone euro par la réduction des coûts. Les obligations corporates remplacent de plus en plus le financement bancaire», explique de son côté Marnik Hinnekens, responsable recherche crédit chez Tullett Prebon. Le broker estime que la classe d’actifs des émetteurs de catégorie BB semble toujours très robuste avec un faible risque de défaillance. Il souligne que les obligations corporates européennes notées BB+ affichent même un plus faible taux de défaut sur une maturité de 5 ans (0,65%) que la catégorie des obligations notées BBB - (1,62%).
Malgré les craintes liées au risque d’apparition d’une bulle sur le crédit «high yield», les gérants d’actifs continuent de considérer la classe d’actifs attractive en raison des rendements servis qui restent élevés, dans un environnement de taux durablement bas, et en l’absence d’alternative d’investissement.
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