Les créanciers de Coeur Défense appelés à se prononcer sur un projet de cession
La cession de Coeur Défense se précise. Dans une note transmise à la Bourse de Dublin, le fonds commun de titrisation Windermere XII, auquel sont rattachés 1,6 milliard d’euros de crédits hypothécaires ayant permis de financer le rachat du complexe immobilier parisien par des fonds de Lehman Brothers en 2007, indique que les créanciers auront à se prononcer sur un tel projet lors d’une assemblée générale prévue le 20 décembre. Pour rappel, Hold et Dame Luxembourg, propriétaires de l’immeuble, font l’objet depuis février dernier d’une nouvelle procédure de sauvegarde, à échéance juillet 2014. C’est également à cette date que la dette contractée arrive à échéance.
Au cours d’une présentation informelle le 15 novembre, l’administrateur spécial CB Richard Ellis Loan Servicing (CBRELS), a évoqué «un risque élevé que la valeur du bien Coeur Défense n’augmente pas après le 10 juillet 2014 (date de remboursement des titres, ndlr), mais reste stable ou même diminue après la date d’expiration du plan de sauvegarde». CBRELS a en outre souligné que sur la période 2015-2017, les clauses de rupture de bail ou d’expiration des locations portent sur les deux tiers des revenus actuels.
«La recommandation de CBRELS à l'émetteur (Windermere XII, ndlr) est donc d’autoriser la réalisation de l’actif sous-jacent sans délai», poursuit le document, qui souligne «un environnement actuel favorable à une cession» lié au dynamisme du marché de l’immobilier d’investissement sur les produits de premier choix à Paris. Cette transaction sur Coeur Défense passerait par une vente de Dame Luxembourg, qui détient les titres dans Hold. Pour être adoptée, la résolution devra être approuvée par au moins les trois quart des porteurs de chaque catégorie de titres.
Les différentes estimations relatives à une cession de Coeur Défense varient entre 1,1 et 1,3 milliard d’euros. Le complexe, d’une superficie totale de 350.000 mètres carrés, pourrait intéresser des fonds souverain du Moyen-Orient et d’Asie mais aussi des assureurs qui présenteraient une offre conjointe, rapportait L’Agefi en juin dernier. Faute de concrétisation de l’opération avant juillet prochain, Hold pourrait être placé en liquidation judiciaire. Dans ce cas, prévient la note, les conditions devraient être bien moins avantageuses.
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