Les CoCos résistent à la crise du marché du crédit européen
Le marché de la dette bancaire contingente («CoCo») fait de la résistance. Dans un marché du crédit en crise, ce segment affiche une performance de 5,7% depuis le début de l’année. Un niveau largement supérieur à celui offert par le marché de la dette corporate, mais aussi par les indices actions européens. L’indice «Iboxx Investment grade» affiche en effet une baisse de 1,20% cette année et l’indice «Iboxx High Yield» est en légère hausse de 1,5%, avec un compartiment de dette hybride qui enregistre une performance négative de -0,4%. Dans le même temps, l’EuroStoxx 50 est en progression de 3,3% et le sous-indice du secteur bancaire de 5%.
«La relative stabilité du marché des CoCos est en partie due au large éventail d’investisseurs qui se sont tournés vers ce produit depuis quelque temps, qui a permis de soutenir la liquidité», explique SG CIB.
Malgré les incertitudes entourant notamment la Grèce et la Chine, le marché primaire de la dette en euros a connu un regain d’activité avec 18,1 milliards d’euros émis la semaine dernière, le montant hebdomadaire le plus élevé depuis fin mai. Les segments investment grade (IG) et de dette bancaire senior ont tiré leur épingle du jeu, alors que la dette subordonnée n’a enregistrée qu’une seule émission et que le marché high yield a été sauvé par celle réalisée par Lindorff. «Le niveau des volumes présage d’une performance solide en septembre qui est devenu l’un des mois les plus prolifiques de l’année ces dernières années, et celui-ci ne devrait pas faire exception», estime SG CIB. Un nombre de 14 émissions IG ont été réalisées pour un montant total de 8,2 milliards d’euros, contre 31,8 milliards en septembre 2014 et 7,7 milliards sur la première semaine du mois.
Depuis le début de l’année, les émissions IG ont atteint 179 milliards d’euros, soit environ 40 milliards de plus qu’à la même période l’an passé. Sur le marché primaire HY, les volumes d'émissions ont quant à eux atteint un montant de 57 milliards d’euros, légèrement inférieur aux 60 milliards enregistrés sur les 8 premiers mois de l’année 2014. «Si les volumes se maintiennent à des niveaux solides de 10 milliards par semaine sur l’IG et de 20 milliards au total voire plus importants, le marché pourrait rencontrer des difficultés à absorber l’ensemble des titres, ce qui conduirait à un nouvel affaiblissement des spreads comme ce fut le cas au mois de mars dernier», alerte néanmoins SG CIB.
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