Les Caisses d’Epargne bouclent leur mise aux normes Bâle II
L’assemblée générale extraordinaire valide aujourd’hui la recapitalisation de la CNCE à hauteur de 3,2 milliards d’euros
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Alexandre Garabedian
Fin de l’opération fonds propres pour l’Ecureuil. C’est en effet aujourd’hui que la Caisse nationale des Caisses d’Epargne (CNCE) tient une assemblée générale extraordinaire cruciale, qui lui permettra de reconstituer un ratio de solvabilité tier one mis à mal par les nouvelles normes Bâle II. Cinq jours avant l’échéance fixée par la Commission bancaire.
Les différentes Caisses d’Epargne, qui ont chacune approuvé l’opération courant février et mars, vont ainsi donner leur feu vert à deux émissions qu’elles seront les seules à souscrire : l’une, pour 1,6 milliard d’euros, d’actions ordinaires, l’autre, pour le même montant, d’actions préférentielles rémunérées avec une marge de 335 points de base au-dessus de l’Euribor. Grâce à cette réallocation de fonds propres en interne, la CNCE respectera ainsi son engagement d’un ratio tier one minimum de 8,5 %.
La banque assure par ailleurs qu’au niveau du groupe, l’application des normes Bâle II engendrera une réduction des exigences de fonds propres au titre du risque de crédit d’environ 4 milliards d’euros, grâce à la prédominance d’activité de banque de détail moins consommatrices en fonds propres.
L’Ecureuil met notamment la dernière main à un modèle de notation avancé, par opposition à la méthode standard sous Bâle II, qui devrait dégager davantage de fonds propres. «Nous espérons que la Commission bancaire validera d’ici à fin 2008 notre modèle de notation interne sur la partie banque de détail, ce qui permettra de libérer 2 milliards d’euros de capital supplémentaire», expliquait le 7 mars à L’Agefi Julien Carmona, membre du directoire de la CNCE en charge des finances et des risques.
Si d’aucuns ont pu voir dans cette opération le signe d’une fragilisation du groupe liée à une stratégie de croissance tous azimuts, l’Ecureuil n’est pas le seul à devoir en passer par là. C’est même Crédit Agricole SA qui fait, en valeur absolue, le plus les frais du passage à Bâle II. L’organe central de la banque verte doit reconstituer ses fonds propres à hauteur de 7 milliards d’euros en transférant du risque vers ses caisses régionales et en procédant à une émission d’actions, toujours à venir, de 3,6 milliards. Une somme que ses caisses lui ont avancée pour que le groupe puisse être en règle vis-à-vis des autorités au 31 mars.
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