Les bourses européennes pourraient en avoir encore « sous le pied »
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Mai n’a pas bonne presse chez les investisseurs où le dicton « Sell in May and go away » a toujours ses adeptes. Mais des augures favorables pourraient le faire mentir cette année, au moins en Europe.
Les investisseurs professionnels sondés tous les mois par L’Agefi, qui représentent à eux tous un bon paquet de de dizaines de milliards d’euros d’encours, sont plutôt d’avis, eux, de se renforcer.
Leur allocation en Bourse remonte à 50% du total de leur portefeuille, en hausse d’un point en un mois, certaines gestions portant ce niveau jusqu’à 60%.
Le premier tour de la présidentielle française n’y est pas pour rien, et c’est avec confiance qu’ils attendent le second.
Si Emmanuel Macron l’emporte, un nouveau progrès des cours est probable, après un mois d’avril déjà solide : +2,9% pour le CAC 40, +1,5% sur le Stoxx 600.
Les actions européennes ne sont pourtant pas vraiment bon marché.
Mais elles séduisent plus que les américaines parce que leurs résultats paraissent devoir, après six ans de déceptions, répondre enfin aux espoirs.
La saison des résultats trimestriels est pour l’instant jugée encourageante.
Aussi, les professionnels sondés par L’Agefi escomptent-ils une hausse des dividendes en Europe pour un rendement moyen de 3,5% pour certains, contre 2% servis en moyenne aujourd’hui par les sociétés américaines.
D’ores et déjà, les actions européennes connaissent depuis des semaines un regain de faveur : la collecte atteint 13,4 milliards de dollars depuis le début de l’année pour les fonds actions Europe avec une nette accélération depuis 5 semaines.
Il est vrai qu’après une année 2016 douloureuse, avec une décollecte de 100 milliards, il s’agit encore d’un simple rattrapage.
L’édition de rentrée 2026 du classement des Jobs en Or de Robert Half distingue à nouveau cette fonction jugée clé pour la fiabilité financière de l’entreprise.
Les nouvelles tensions au Moyen-Orient ont fait remonter les cours des énergies fossiles lundi, de plus de 2% pour le pétrole et de près de 4,6% pour le gaz naturel européen TTF, qui supplante ainsi l’or noir comme risque inflationniste en Europe à l’approche de l’hiver. A moins que des prix ainsi trop élevés ne finissent par éliminer la concurrence asiatique sur la demande.
Les deux dernières semaines actives sur le front des émissions obligataires d’entreprises sont un aperçu de ce qui attend les investisseurs en septembre. Les spreads restent serrés et la demande des investisseurs demeure soutenue. Mais les émissions liées à l’IA et la hausse des taux constituent autant de vents contraires potentiels.
Bien qu’un peu plus faible qu’attendu, ce chiffre dépasse toujours la cible de 2% de la BCE, ce qui pourrait donner un argument supplémentaire à la banque centrale pour augmenter ses taux dès septembre.
Le courtier en assurance Aon fait une nouvelle percée sur le marché prisé des entreprises de taille moyenne aux Etats-Unis en annonçant ce 31 août l’acquisition du courtier USI Insurance Services auprès de la société de capital-investissement KKR pour 17 milliards de dollars. De quoi signer l’une des plus importantes transactions dans le courtage d’assurance ces dernières années.
Sur le réseau social X, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a assuré que les Français "peuvent continuer à investir, comme aujourd'hui, dans les indices les plus diversifiés".
Si la maîtrise des fondamentaux est affichée comme une priorité politique, l'Education nationale veut tout apprendre : alimentation, lutte contre le harcèlement, conscience écologique...
Après les déclarations de Jean-Philippe Tanguy sur les amendes que le parti souhaite infliger aux femmes voilées dans l'espace public, le RN atténue les contours de sa mesure. La polémique ravive un vieux dilemme lepéniste : comment conserver une promesse plébiscitée par sa base sans effrayer les électeurs du second tour ?