Les banques ont réduit leur exposition aux Etats périphériques au printemps 2010
L’aversion pour la Grèce n’a pas seulement concerné ses obligations souveraines au deuxième trimestre 2010. L’exposition des banques étrangères à l'économie du pays, ajustée des variations de change, s’est réduite de 27 milliards de dollars sur la période d’après le dernier rapport trimestriel de la Banque des règlements internationaux (BRI) publié aujourd’hui. L’exposition au secteur public (qui comprend la dette souveraine, mais pas seulement) s’est contractée de 19 milliards. Celle sur les banques du pays a été réduite de 12 milliards de dollars. En revanche, l’exposition au secteur privé non financier a progressé de 4,2 milliards.
De tous les pays étudiés, c’est sur la Grèce que l’exposition des banques étrangères a le plus diminué au deuxième trimestre 2010, souligne la BRI. Le repli de l'économie grecque explique certainement une partie de la baisse des engagements. Les établissements qui ont réduit le plus leurs engagements dans les pays sont les établissements français. Les créanciers américains, allemands et japonais ont eux aussi réduit leurs engagements de plus de 3 milliards chacun au deuxième trimestre.
La Grèce n’a pas été le seul pays à souffrir de la défiance de la défiance des banques étrangères au printemps dernier. Les engagements des banques étrangères en Grèce, en Irlande, en Espagne et au Portugal ont au total reculé de 107 milliards de dollars au premier trimestre. Les expositions du système bancaire britannique et du système bancaire allemand à l’Irlande se sont respectivement contractées de 19 et 20 milliards de dollars. En Espagne, ce sont les banques allemandes et françaises qui ont le plus réduit leurs engagements.
A fin juin 2010, les engagements des banques étrangères dans les quatre pays de la zone euro les plus touchés par la crise de la dette souveraine s’élevaient à 2.281 milliards de dollars.
Le rapport de la BRI souligne en revanche l’augmentation de l’activité des banques dans les pays émergents, en particulier en Asie-Pacifique. Les engagements des banques internationales y ont progressé de 93 milliards de dollars, dont 28 milliards pour la Chine et 9,5 milliards pour l’Inde. L’exposition est restée stable aux Etats-Unis et a baissé légèrement en Europe.
Plus d'articles du même thème
-
Le régulateur américain des produits dérivés veut encadrer les marchés de prédictions, ciblés par les hedge funds
Cette proposition de la Commodity Futures Trading Commission intervient dans un contexte où des hedge funds constituent des équipes de trading pour investir sur les plateformes de paris comme Polymarket. -
BlackRock mise au moins 5 milliards de dollars sur SpaceX
SpaceX d’Elon Musk s’apprête à réaliser la plus grande introduction en Bourse de l’histoire, en cédant 75 milliards de dollars d’actions en une seule opération. -
La Caisse du Québec investit dans une pépite du financement hypothécaire au Canada
L’institution québécoise s’est engagée auprès de Nesto, une jeune fintech canadienne spécialisée dans le financement hypothécaire. -
SK Telecom, NTT et Chunghwa créent un fonds sur les infrastructures IA
Les trois géants des télécoms d’Asie de l’Est lancent un fonds de 500 millions pour investir dans les infrastructures IA mondiales et tissent un pont stratégique entre Silicon Valley et marchés asiatiques au moment où la bataille technologique s’intensifie -
Des investisseurs institutionnels interpellent les chefs d'Etat sur le marché européen du carbone
Quarante-neuf investisseurs, dont CNP Assurances et l'Ircantec, appellent les dirigeants européens à préserver un système d'échange de quotas d'émissions robuste avant sa révision prévue en juillet. -
Northern Trust AM amorce deux fonds quantitatifs axés sur le risque climat
Le gestionnaire d’actifs américain Northern Trust Asset Management (NTAM) a lancé deux fonds quantitatifs multifactoriels au format Ucits intégrant la gestion du risque de transition climatique.
ETF à la Une
BlackRock lance à son tour un ETF arrimé à l’économie spatiale
- BlackRock lance à son tour un ETF arrimé à l’économie spatiale
- Jean-Baptiste Delabare (Montpensier Arbevel) : «La fusion nous a apporté une diversification que nous n'avions pas»
- Capital Group s'apprête à lancer ses ETF actifs en Europe
- Marc Riez (Vega IS) : «Nous avons engagé des discussions avec Novobanco au Portugal»
- L'AMF pourrait ouvrir les OPCVM aux cryptos
Contenu de nos partenaires
-
FeuilletonAcétamipride, le retour du comeback
Le Sénat, qui examine le projet de loi d'urgence agricole, a réintroduit en commission des possibilités d'utiliser l'acétamipride ainsi que deux autres produits phytosanitaires, de façon dérogatoire -
PATRIMOINEImmobilier : pourquoi les ultra-riches continuent de miser sur Paris
En France, le débat sur les riches polarise la vie politique et va monter crescendo à l’approche de l’année présidentielle. Pourtant, ce n’est ni en France ni en Europe que les grandes fortunes se créent le plus vite, comme le rappelle le « Wealth Report » de Knight Frank, qui analyse l’évolution des Ultra High Net Worth Individuals (UHNWI), ces individus qui ont plus de 30 millions de dollars d’actifs financiers. Des investisseurs aux stratégies opportunistes -
Machine à sousItalie : les jeunes salariés poussés vers les fonds de pension par le gouvernement Meloni
À partir du 1er juillet, les nouveaux embauchés du privé seront automatiquement orientés vers la retraite complémentaire, sauf refus explicite. Une réforme en apparence technique mais qui montre que, malgré les promesses politiques, le pilier public ne suffira plus