Les banques européennes multiplient les rachats de covered bonds
Les rachats de covered bonds se multiplient. La semaine dernière, c’est Bank of Scotland, filiale de Lloyds Banking Group, qui a lancé un rachat de quatre lignes de titres d’un montant de 6,5 milliards de livres à un prix identique au taux de référence. Le résultat de cette opération sera annoncé aujourd’hui. Une décision motivée par la volonté de la banque de «gérer sa position globale de financement et de mieux optimiser le stock de titres de dette tout en maintenant une approche prudente en matière de liquidités».
De son côté, Caixabank prévoit de racheter près de 10 milliards d’euros de covered bonds sur treize lignes différentes de «cédulas» la semaine prochaine. La banque a émis pour 66,4 milliards d’euros de titres «cédulas» simples, et 10,2 milliards de «multi-cédulas» depuis mi-2012 dans le but de «générer davantage de collatéral éligible au programme de refinancement de la BCE». L’amélioration des perspectives en zone euro a permis aux banques de se tourner vers d’autres sources de financement, telles que les émissions de dette non garantie.
«La restructuration des actifs en obligations sécurisées pourrait servir de préambule à l’émission de «bonos hipotécarios» qui ne sont pas garantis par l’intégralité du portefeuille hypothécaire, comme c’est le cas des cédulas, mais seulement par une partie des actifs sous-jacents», explique NordLB. Caixabank prévoit de rembourser 12,6 milliards d’euros à la BCE et d’amortir 977 millions d’euros d’actions préférentielles détenues par le Frob, selon ING. «CaixaBank a été extrêmement efficace dans la reconstitution d’une courbe senior, avec trois opérations sur titres seniors suivies d’une émission tier 2 cette année», rappelle Goldman Sachs.
Dans ce contexte, à seulement 166 milliards d’euros depuis le début de l’année, les émissions brutes de covered bonds en Europe sont tombées à leur plus faible niveau depuis 1996, selon les chiffres Dealogic. «Les spreads des covered bonds sur le marché secondaire ont connu un rally impressionnant en 2013, tirés par l’amélioration des conditions de marché, des facteurs techniques et un environnement de faibles taux dans lequel les investisseurs à la recherche de rendement se penchent sur les émetteurs tier 2 et sur les pays périphériques», précise Natixis. D’ici à fin 2013, Helaba, ING Bank Belgium, Barclays et Credit Suisse prévoient toutes des émissions de covered bonds dans les prochains jours.
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