Les actions s’approchent de leur plus haut au sein du Panel Allocation
Pour les gérants du Panel Allocation, le rebond des marchés actions ne devrait pas s’arrêter à 2013. En effet, plus que jamais ils se concentrent sur les actions, qui pèsent désormais 53% de leur portefeuille (+1 point en un mois), soit un retour sur le plus haut historique de 55% touché en janvier 2013.
Rothschild & Cie Gestion déclarait récemment croire en «la poursuite du cycle de revalorisation des actions européennes, en particulier des titres value». D’autant que la sous-performance relative de l’Eurostoxx par rapport au S&P 500, «manifeste depuis 2008, vient d’atteindre un point bas à l’été dernier, ajoute Rothschild. Depuis, on assiste à l’amorçage d’un mouvement de reconvergence, à long terme, des deux indices».
Pourtant, seulement un quart des pénalistes se sont renforcés sur cette classe d’actifs, les autres optant pour un statu quo ou pour un léger abaissement. Et ceux qui plébiscitent les actions étaient déjà parmi les plus agressifs : Aberdeen (+8 points à 68%), Schroders (+4 points à 59%), ING et Nordea (+3 points à 58%) et +2 points pour Groupama (60%) et CPR (53%). La moitié du Panel affiche une pondération d’au moins 55%. Seuls BNP Paribas, Credit Suisse et Russell sous-pondèrent toujours les actions par rapport à leur propre benchmark.
Ce renforcement des actions s’est fait au détriment des obligations, dont le poids recule de 2 points à 35%. Soit un retour sur le point bas des mois de septembre et d’octobre. Le compartiment a notamment pâti de l’allègement d’Aberdeen, passé de 30% à 15%. Seuls deux panélistes, Aviva et La Banque Postale, y consacrent la moitié de leur portefeuille, tandis que trois sont exposés à moins de 21% (Aberdeen, Schroders et OFI). De fait, il est toujours aussi difficile de trouver du rendement. Dans cette perspective, d’aucuns privilégient le haut rendement ou encore la dette émergente libellée en dollar, comme BNP Paribas IP.
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