L’embellie des fonds actions de droit français a été de courte durée
Presque toutes les classes d’actifs ont décollecté en mars, y compris les OPCVM actions qui avaient bien démarré l’année
Publié le
Amélie Laurin
La décollecte de la gestion collective s’est accélérée en mars. Après 8,7 milliards de sorties nettes en février, les OPCVM de droit français ont subi 10,55 milliards d’euros de retraits de capitaux le mois dernier, selon les statistiques d’Europerformance – SIX Telekurs (lire le tableau). La plupart des classes d’actifs sont tombées dans le rouge, alors que les variations sur les produits de trésorerie expliquaient quasiment à elles seules la forte collecte de janvier (+23 milliards) puis les chiffres négatifs de février. Au cours du trimestre, la collecte nette du secteur est restée positive d’environ 4 milliards d’euros.
Le mois dernier, les produits de court terme (-9,8 milliards) ont de nouveau concentré l’essentiel des sorties, mais les 538 millions de décollecte des fonds actions ont aussi largement amputé les 900 millions de flux positifs de janvier-février. Si l’effet PEA-PME ne se fait pas encore sentir sur les fonds investis en titres français, les OPCVM actions internationales et Asie-Pacifique sont les plus délaissés, la crise ukrainienne s’ajoutant à la défiance des investisseurs envers les marchés émergents. Les gérants actions affichent d’ailleurs une performance moyenne de -0,09% le mois dernier. A +2,55% sur le trimestre, ils sont dépassés de peu par les fonds d’obligations convertibles (+2,75%). Ces derniers sont les seuls à collecter le mois dernier, avec les fonds obligataires classiques.
A l’autre bout du spectre, les OPCVM diversifiés cumulent trois mois de décollecte. Ils restent pénalisés par la sous-catégorie fonds internationaux, en partie exposée aux marchés émergents. Au total, les encours des fonds de droit français ont reculé de 1,4% le mois dernier, à 772 milliards d’encours, mais ils restent en progression de 2,1% au cours du trimestre.
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