L'économie américaine tient le rythme des créations d’emplois
La relative embellie se confirme sur le front de l’emploi aux Etats-Unis. L’économie américaine a créé 192.000 emplois en février, contre 185.000 attendus par le consensus. Comme de coutume, les chiffres des mois précédents ont été révisés, avec un effet positif de 58.000 emplois supplémentaires sur décembre et janvier. «Une progression aussi marquée n’avait pas été observée depuis mai dernier, lorsque l’emploi public était dopé par la mise en œuvre du recensement», relèvent les économistes de BNP Paribas. C’est l’emploi privé qui gonfle aujourd’hui les statistiques, avec une hausse de 222.000 salariés, contre une baisse de 30.000 dans le secteur public.
Les opérateurs de marché se sont aussi focalisés vendredi sur le chiffre du chômage. Le taux a encore poursuivi sa décrue le mois dernier, tout en restant à un niveau élevé pour les Etats-Unis, à 8,9%. Mais les mois précédents, cette baisse était avant tout imputable à la diminution de la population active, signe qu’un certain nombre de chômeurs renonçaient à trouver un emploi. En février, en revanche, le taux d’activité est resté stable.
Il en faudra cependant davantage pour que la Fed modifie son approche très accommodante. Le taux à 2 ans américain s’est d’ailleurs détendu vendredi de 5 pb. Seul un rythme mensuel de créations d’emplois supérieur à 200.000 pendant six à neuf mois et une franche baisse du taux de chômage, son indicateur préféré, pourrait conduire la banque centrale à durcir le ton, estiment les économistes. Et la Fed n’a rien à craindre du côté de l’inflation: l’indice sous-jacent se traîne à 0,8%, et les salaires horaires nominaux, qui n’ont pas progressé sur le mois, sont en hausse de 1,7% sur un an. De quoi relativiser outre-Atlantique les hypothétiques effets de second tour qui obsèdent la BCE.
{"title":"","image":"76811»,"legend":"emploi US»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
Deutsche Börse échapperait à une supervision européenne obligatoire
Berlin a obtenu une dérogation pour que la place boursière allemande puisse rester sous le contrôle de son régulateur national, selon le Financial Times. -
« Les facteurs techniques et l’appétit des investisseurs plaident pour une position modérément surpondérée »
Bart aan de Toorn, gérant et membre du comité d'investissement de l'équipe crédit chez VLK IM -
«Nous anticipons une appréciation du yen d'ici à la fin de l'année»
Evelyn Herrmann, économiste Europe chez Bank of America -
«La hausse des taux de la BCE devrait être la seule pour 2026 et 2027»
Sebastian Paris Horvitz, directeur de la recherche chez La Banque Postale AM -
Les méga-IPO sont le dernier signe avant-coureur de bulle spéculative
L’introduction hors norme sur le Nasdaq de SpaceX a attiré une demande plus de 4 fois supérieure à l’offre avec une hausse de près de 20% de l’action à la première cotation. D’autres méga-IPO vont inonder le marché, avec des airs de déjà-vu et un parfum de bulle spéculative. -
« La croissance des bénéfices dans l’UE devrait être inférieure au consensus »
Michele Morganti, stratégiste actions senior chez Generali Investments
ETF à la Une
WisdomTree dévoile un ETF sur l’ensemble de la chaîne de valeur de l’intelligence artificielle
- BlackRock lance à son tour un ETF arrimé à l’économie spatiale
- Jean-Baptiste Delabare (Montpensier Arbevel) : «La fusion nous a apporté une diversification que nous n'avions pas»
- Marc Riez (Vega IS) : «Nous avons engagé des discussions avec Novobanco au Portugal»
- Capital Group s'apprête à lancer ses ETF actifs en Europe
- L'AMF pourrait ouvrir les OPCVM aux cryptos
Contenu de nos partenaires
-
Onde de chocAffaire Lyhanna : le dilemme d'Emmanuel Macron
Face à la crise provoquée par la mort de la jeune Lyanna, le chef de l'Etat doit trouver la bonne distance et les mots justes pour témoigner de l'empathie sans chercher à instrumentaliser -
« Dans les start-up de défense, le réseau compte autant que la technologie »
Pour l'investisseuse Louise Boucher, avoir le bon produit ne suffit pas. Les jeunes entreprises d'armements doivent rapidement recruter des profils ayant de bonnes connexions chez les décideurs militaires -
Shahed, fais-moi peurGuerre des drones : l'effervescence française
Avec ses start-up Alta Ares et Harmattan AI, la France compte de nombreux atouts dans le secteur des drones. Mais la compétition européenne et la production ukrainienne à grande échelle menacent leur percée sur un marché en mutation rapide