Le trading électronique dynamise l’activité sur le marché des changes
Le marché des changes, dont la volatilité extrême inquiète constamment les dirigeants et les entreprises des pays du G20, n’a pas cessé de croître depuis 2007. D’après le rapport triennal de la Banque des règlements internationaux (BRI), l’activité journalière moyenne a atteint en avril 2010 les 4.000 milliards de dollars. Une hausse nourrie à hauteur de 85% par les institutions financières autres que les banques et sociétés de services financiers publiant leurs opérations auprès d’une autorité ou banque centrale (reporting dealers). Cette dernière catégorie a contribué à 24% de la croissance du marché.
Selon l’enquête de la BRI, l’activité accrue des traders haute fréquence et des petites banques, qui deviennent les clients des principaux dealers sur les parités de change clés, et l’émergence des investisseurs retail (particuliers et petites institutions) sont à l’origine du développement du change, notamment par l’utilisation d’instruments simples. De fait, près 74% de cette croissance a été réalisée sur le spot (comptant), qui a atteint les 1.500 milliards de dollars en avril dernier, contre 17% pour les opérations à terme et 8% pour les swaps change.
Surtout, le regain d’activité de ces acteurs est étroitement lié à la croissance des méthodes d’exécution électronique dans les plus grands centres financiers mondiaux, qui, elle, a favorisé l’utilisation du trading algorithmique, la réduction des coûts de transactions et l’amélioration de la concurrence. Selon le rapport, «plus de 50% du volume total de trading sur le change est désormais exécuté électroniquement», grâce à la montée en puissance des courtiers électroniques, comme EBS ou Thomson Reuters Matching, et surtout des systèmes de trading électroniques.
Ces dernières années, les ECN (Electronic Communication Network) multibanques - qui permettent aux utilisateurs des communautés «buy» et/ou «sell-side», d’utiliser un seul site internet pour obtenir des prix de plusieurs banques au même moment - se sont multipliées. Currenex de State Street, Hotspot FX de Knight Capital ou la plate-forme FXall font partie des systèmes les plus actifs. Mais ce sont surtout les systèmes de trading propriétaires, comme Autobahn de Deutsche Bank, Barx de Barclays ou Velocity de Citigroup qui ont porté la croissance du marché des changes. Leur activité journalière moyenne a bondi de 200 % depuis 2007.
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Londres - Plusieurs partis d’opposition ont appelé jeudi le Premier ministre britannique Keir Starmer à démissionner, après de nouvelles informations sur la nomination de l’ex-ambassadeur aux Etats-Unis Peter Mandelson malgré ses liens avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein. Le journal The Guardian a révélé jeudi que le ministère des Affaires étrangères avait accordé une habilitation de sécurité à Peter Mandelson pour ce poste en janvier 2025 malgré un avis défavorable du service chargé de contrôler ses antécédents. Des responsables du Foreign Office ont décidé d’aller «contre la recommandation» de ce service, a confirmé jeudi un porte-parole de Keir Starmer, qui a affirmé que ni le Premier ministre, ni aucun membre de son gouvernement «n'étaient au courant» de ces éléments «avant le début de la semaine». Le Foreign Office a dit jeudi par la voix d’un porte-parole «travailler en urgence» à apporter des réponses sur l’octroi de cette habilitation. Début février, Keir Starmer avait déclaré à la presse qu’un «contrôle mené de manière indépendante par les services de sécurité» avait permis à Peter Mandelson d’obtenir «l’habilitation nécessaire pour occuper ce poste». Le cheffe de l’opposition conservatrice, Kemi Badenoch, a estimé jeudi sur X que «Starmer a trahi la sécurité nationale» et doit donc «démissionner». Le leader des libéraux-démocrates, Ed Davey, a lui affirmé que «si Keir Starmer a induit le Parlement en erreur et menti au peuple britannique, il doit partir». Le Premier ministre, qui a limogé Peter Mandelson en septembre 2025, a accusé l’ex-ambassadeur d’avoir «menti de manière répétée» à Downing Street sur l'étendue de ses liens avec le criminel sexuel. Cette affaire a fragilisé le chef du gouvernement britannique, cible de critiques depuis plusieurs mois en raison de sa décision de nommer à l’un des postes les plus prestigieux de la diplomatie britannique cet ami du financier américain décédé en prison en 2019. Le porte-parole de Keir Starmer a réaffirmé jeudi la détermination du gouvernement à publier les documents relatifs à la nomination de Peter Mandelson, dont une première partie a été rendue publique en mars. Ils ont permis d’apprendre que M. Starmer avait été averti du «risque réputationnel» posé par les liens de Peter Mandelson avec Jeffrey Epstein avant de le nommer. La police britannique a ouvert une enquête et perquisitionné deux résidences de l’ex-ambassadeur en février, après la publication de nouveaux documents tirés des dossiers Epstein, publiés fin janvier par le ministère américain de la Justice. Ces derniers suggèrent que Peter Mandelson aurait transmis au financier des informations susceptibles d’influer sur les marchés, notamment lorsqu’il était ministre dans le gouvernement de Gordon Brown, de 2008 à 2010. © Agence France-Presse -
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