Le redressement de l’immobilier américain profite d’abord aux «small caps»
Les grandes valeurs américaines s’acheminent vers un très bon millésime en 2013. Ainsi, la progression de l’indice S&P500 atteint près de 29% en dollars, et celle du Russell 2000, représentatif de l’univers des petites valeurs, s’élève à près de 35%! La forte remontée des indices américains traduit la perception par les investisseurs d’un redressement progressif de l’économie - moral des ménages, consommation, recul du chômage, ventes d’automobiles, investissements dans l’énergie, etc.- facteur de soutien pour les résultats futurs des sociétés.
Ce dynamisme entraîne aussi une appréciation sensible des multiples de capitalisation des bénéfices (près de 17 fois les estimations 2014), ce qui suscite des interrogations légitimes quant à la poursuite du mouvement. Dans ce contexte, la capacité des gérants à identifier les thèmes offrant la dynamique de résultats la plus solide sera déterminante et un des thèmes décisifs pourrait bien être celui de l’immobilier.
Le redressement de ce secteur est d’autant plus important pour l’économie américaine que chaque maison construite permet en moyenne de créer trois emplois directs ou indirects sur une année, entraînant à sa suite de nombreux autres secteurs (ameublement, bricolage, etc.). Quant à la demande potentielle, elle est considérable sachant que désormais près d’un tiers des jeunes de 18 à 34 ans vivent chez leurs parents. Or, ce sont les petites et moyennes valeurs qui offrent la plus forte exposition à l’immobilier résidentiel, non seulement en termes de poids dans la capitalisation boursière (18% dont 8% pour les REITs), mais aussi de contribution à la croissance des résultats. De quoi laisser la place à d’autres records pour les small et mid caps américaines.
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