Le rebond de l’inflation japonaise accrédite l’attentisme de la BoJ
Le trou d’air de l’activité après la hausse de la TVA et le rebond du yen devrait faire refluer progressivement l’inflation, montée à 3,2% fin avril
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Patrick Aussannaire
Le Japon est-il vraiment sorti de la déflation? Le rythme de progression de l’indice des prix hors produits frais dans le pays s’est accéléré à 3,2%, sur le mois d’avril suivant le relèvement de la hausse du taux de TVA à 8%. Si l’on retire cet effet, l’inflation sous-jacente a également progressé à 1,5%, après 1,3% en mars, selon les estimations de la Banque du Japon (BoJ) . Un niveau qui serait en réalité de 1,4%, tempère CA CIB. Les chiffres préliminaires dans la ville de Tokyo sur mai font en outre état d’un reflux inquiétant de l’inflation sous-jacente hors effet de TVA à 0,9%, après 1% en avril.
«Le taux d’inflation sous-jacent devrait reculer progressivement sous le seuil de 1% d’ici l’été du fait de l’affaiblissement progressif de l’impact de la dévaluation du yen», anticipe CA CIB. La devise s’est renforcée de 4% contre dollar depuis le début de l’année, sans jamais retrouver le plus bas de 105,31 enregistré fin décembre. Contre euro, le yen s’est également renforcé de 4,5% sur 2014. Le FMI estimait même vendredi que «le niveau du yen est largement équilibré si l’on fait l’hypothèse que les trois flèches soient lancées avec succès».
De son côté, Natixis met également en avant l’effet baissier de la hausse de l’écart de production négatif au deuxième trimestre sur le niveau d’inflation due à la baisse de l’activité. Les dépenses des ménages ont reculé de 4,6% sur un an en avril. La chute la plus élevée depuis le tsunami de mars 2011 et bien supérieure à celle de 3,2% anticipée par le consensus. Dans le même temps, la production industrielle a elle aussi reculé plus rapidement que prévu à un rythme de 2,5%. BNP Paribas table sur un recul de la croissance du PIB à 1,2% en 2014 puis 0,8% en 2015, après 1,6% en 2013.
Les marchés attendent un nouveau geste de la BoJ, qui a maintenu une prévision d’inflation de 1,9% en 2015 jugée trop optimiste. En rappelant que «l’assouplissement monétaire quantitatif et qualitatif a eu les effets attendus», le message est clair : «la BoJ a fait assez pour atteindre son objectif d’inflation de 2%», selon la société de gestion GaveKal. Le statut quo devrait ainsi à nouveau prévaloir à sa prochaine réunion du 13 juin, alors qu’un rythme trop rapide de 7.000 milliards de yens de rachats d’actifs par mois compte tenu de l’objectif annuel, l’a contrainte à un réajustement à 6.000 milliards à partir de juin concentré sur la partie longue de la courbe.
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