Le pétrole poursuit son envolée sur fond de quotas de production inchangés
L’Opep attribue la hausse des cours à des facteurs spéculatifs et non aux fondamentaux du marché qui, d’après elle, n’a besoin d’aucune intervention
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Yves-Marc Le Reour
Les tensions sur l’offre soutiennent l’or noir. L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), qui produit 40% du pétrole mondial, a en effet décidé mercredi de laisser inchangés ses quotas de production (32,23 millions de barils par jour extraits en janvier). Ce statu quo était en grande partie anticipé car la majorité des pays de l’Organisation avait auparavant indiqué qu’ils préféraient maintenir la production à son niveau actuel, une minorité plaidant même pour une baisse «afin de prévenir un engorgement du marché». Le président américain George W. Bush avait jugé mardi que l’Opep commettrait une «erreur» en ignorant l’impact du niveau record des prix pétroliers sur l'économie américaine.
Acteur le plus influent du cartel, le ministre saoudien du Pétrole, Ali al Naïmi, a déclaré qu’il ne voyait aucune nécessité de modifier le volume de production, précisant que «cette spéculation n’a aucun lien avec les fondamentaux d’un marché stable qui n’a besoin d’aucune intervention». Pour le président de l’organisation Chakib Khelil, «le niveau des stocks devrait augmenter au deuxième trimestre», alors que la consommation décroît traditionnellement au sortir de l’hiver. Selon lui, la baisse saisonnière de la demande pourrait être plus marquée du fait de l’impact du ralentissement mondial, expliquant le niveau élevé des cours par une «mauvaise gestion» de l'économie américaine, qui avait eu pour effet de faire baisser le dollar et donc d’encourager la spéculation sur l’or noir et d’autres matières premières.
Il n’en reste pas moins qu’outre cette décision de l’Opep, l’annonce inattendue hier d’une baisse des stocks pétroliers hebdomadaires aux Etats-Unis a renforcé cette tendance haussière ; le pétrole brut léger américain a ainsi inscrit un nouveau record en fin d’après midi sur le New York Mercantile Exchange à 104,5 dollars le baril pour le contrat avril, en progression de 5% sur sa clôture de la veille et de 74% en un an. Les tensions politiques et militaires grandissantes entre la Colombie et le Venezuela, membre de l’Opep, ne devraient en outre pas contribuer à inverser cette tendance à plus court terme. L’Organisation pourrait cependant réexaminer son niveau de production à Rome les 20-22 avril prochains, à l’occasion de réunions entre producteurs et pays consommateurs, la prochaine réunion ministérielle du cartel étant, elle, prévue le 9 septembre.
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
Reprise de Batibig par Charterhouse, passage de relais d’Eurazeo à Partners Group au capital d’Aroma-Zone, cession d’Idex par Antin, offre de Mubadala Capital sur Pierre et Vacances : L’Agefi passe en revue les principales transactions annoncées durant la période estivale.
Au deuxième trimestre, les ventes de logements neufs aux particuliers ont diminué de près de 5%. Le climat, attentiste à l'approche de l'élection présidentielle, devrait continuer de peser sur le marché.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Par défaut d’entente entre les deux parties, de nouveaux droits de douane de 50 %, voulus par Donald Trump, sont entrés en vigueur, samedi 22 août, sur un certain nombre de produits canadiens. Ottawa imposera des surtaxes d’un même montant, « au dollar près », affirme Mark Carney
« Il vaut mieux mettre fin à la guerre maintenant, alors que nous sommes en position de force et dans la dignité », a estimé le président iranien, Massoud Pezeshkian, vendredi 21 août. De son côté, Washington cherche à renforcer sa guerre économique contre Téhéran