Le nouveau champion boursier nippon verra bien le jour début 2013
L’union fait la force, c’est en tout cas ce qu’espèrent les Bourses de Tokyo et d’Osaka, dont le projet de fusion a reçu hier la bénédiction de l’autorité japonaise de la concurrence (Japan Fair Trade Commission, JFTC). Le Tokyo Stock Exchange (TSE), spécialiste du marché actions comptant, et l’Osaka Securities Exchange (OSE), orientés sur les produits dérivés, se sont ainsi félicités de pouvoir confirmer le calendrier de leur union, qui devrait être effective dès le 1er janvier prochain sous réserve d’approbation par leurs actionnaires à l’automne.
Les deux marchés boursiers ont annoncé leur intention de se rapprocher, par le biais d’un rachat des titres de l’OSE par le TSE, en novembre dernier, et ont soumis leur dossier à la JFTC le 4 janvier. L’offre amicale, prélude à la création d’une holding commune pour l’heure dénommée «Japan Exchange Group» (le TSE ne visant qu’une majorité des titres de l’OSE, jusqu’à deux tiers du capital), est attendue cet été à un prix unitaire de 480.000 yens. Elle valorise la cible à 129,6 milliards, l’équivalent de 1,3 milliard d’euros. Hier, le titre OSE a clôturé en hausse de 0,7% à 457.500 yens.
Si les deux principales Bourses nipponnes ont indiqué souhaiter «étendre leur périmètre, diversifier leurs instruments et réduire les coûts», l’opération répond bel et bien à une exigence de renforcement dans un climat régional marqué par la concurrence toujours plus vive des Bourses chinoises et de Hong Kong. Le Hong Kong Exchange & Clearing a d’ailleurs annoncé le mois dernier un projet de prise de contrôle du London Metal Exchange, le marché britannique à terme sur les métaux. Le nouveau champion japonais confortera la troisième place mondiale du TSE, toujours loin derrière Nyse Euronext mais tout proche de Nasdaq OMX.
La décision de la JFTC, qui a estimé que la fusion ne porterait pas atteinte à la libre concurrence, est en ligne avec la volonté politique japonaise. Sadakazu Osaki, responsable de la recherche chez Nomura Research Institute, a souligné qu’«étant donné la concurrence internationale dans le secteur, l’approbation par le régulateur était justifiée». L’autorité a il est vrai aménagé l’an passé sa définition d’un monopole, précisant qu’en termes géographiques cette notion devait être étudiée sur un plan régional ou mondial et non pas strictement japonais.
Plus d'articles du même thème
-
Stellantis veut investir 60 milliards d'euros d'ici à 2030 pour redresser la barre
Le constructeur automobile compte augmenter ses ventes dans ses deux principaux marchés, l'Amérique du Nord et l'Europe, de 15% à 25% d'ici la fin de la décennie. -
Le scénario de stagflation s'ancre dans la zone euro
Avec l'effet Golfe, les relais de croissance encore existants ne permettent plus de croire à un retour au potentiel en 2027, estime Sylvain Broyer, chef économiste EMEA, S&P Global Ratings. -
Vanguard lance deux ETF sur les actions européennes
Le deuxième gestionnaire d'actifs mondial étoffe sa gamme de fonds coté avec des indices sur la zone euro et sur les petites capitalisations européennes. -
La fusée SpaceX relègue ses actionnaires au rang de spectateurs
Souscrire une action SpaceX se résumera à acheter le génie supposé du capitaine Musk, en fermant les yeux sur une gouvernance totalement déséquilibrée et des multiples de prix exorbitants. -
Generali débute bien l’année et confirme ses ambitions pour 2027
L’assureur italien a dévoilé des résultats trimestriels supérieurs aux attentes. Son action en profite pour rebondir en Bourse. -
Iliad maintient sa croissance, portée par l'Italie
La maison mère de Free a publié jeudi 21 mai des résultats solides et une réduction de son endettement net au premier trimestre. Le groupe veut aussi placer ses pions dans l'IA souveraine.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF confirme son rebond début mai
- Amundi restructure son organisation autour de cinq pôles
- Jean-Jacques Barbéris va rejoindre la direction de Caceis
- State Street IM et Ninety One s'associent pour lancer des ETF actifs
- Axel Plichon (Eleva) : «Nous voulons renforcer notre maillage européen»
- JP Morgan AM veut faire passer les investisseurs des ETF passifs aux ETF actifs dans l'obligataire
Contenu de nos partenaires
-
INTERVIEWAntoine Saintoyant : « Intervenir après la réalisation de l’aléa coûte beaucoup plus cher »
Directeur de la Banque des Territoires et directeur général adjoint du Groupe Caisse des Dépôts, Antoine Saintoyant revient sur les enjeux des territoires face au changement climatique -
Sébastien Lecornu alerte sur les menaces qui pèsent sur l'Etat de droit
Devant le Conseil d'Etat, jeudi 21 mai, Sébastien Lecornu a affirmé que la France et l'Europe devaient rester « des sanctuaires pour l'Etat de droit », aujourd'hui « menacé par les populistes », selon le Premier ministre -
Heures précieuses
Estompant la frontière entre montres et bijoux, les horlogers imaginent des bijoux qui donnent l'heure, sertis ou pavés.