Le marché mondial des dérivés redresse un peu la tête après une année noire
Pour la première fois depuis presque une décennie, le nombre de produits dérivés échangés sur des Bourses a chuté en 2012. Les chiffres du premier trimestre 2013 sont cependant un peu plus encourageants pour les opérateurs.
Le nombre de contrats dérivés échangés a chuté de 15% entre 2011 et 2012 pour atteindre 21 milliards de contrats, selon le rapport final sur ce marché publié par la Fédération mondiale des Bourses (WFE) la semaine dernière. La dernière baisse du nombre de contrats échangés remonte à 2004, selon l’organisation. Ce repli est notamment dû à l’environnement de taux très bas et de croissance faible. Il s’explique aussi par la baisse des volumes sur les marchés actions et par la réduction de la volatilité sur les marchés fin 2012.
Les dérivés sur les changes sont ceux qui ont le plus souffert (-23% sur un an à 2,4 milliards de contrats), suivis des dérivés actions (-20% à 12,3 milliards) et de taux (-15% à 2,9 milliards). Seuls les dérivés de matières premières ont été plus échangés l’année dernière (+18% à 3,2 milliards). La fédération boursière explique cette croissance par l’activité sur les Bourses chinoises continentales mais aussi par le passage sur la Bourse américaine ICE de produits sur l'énergie jusqu’alors échangés de gré à gré.
Ce mouvement est un signe annonciateur de l’importance que pourraient prendre les marchés de dérivés régulés par rapport aux marchés de gré à gré. Les réformes américaines et européennes forçant à l’échange sur des plates-formes et à la compensation de ces produits sont désormais en cours d’application. L’année 2013 s’est ouverte sous de meilleurs auspices pour les opérateurs. Le nombre de contrats échangés a augmenté de 1,4% au premier trimestre, tiré par les dérivés de matières premières, de change et de taux.
{"title":"","image":"79766»,"legend":"Le nombre de contrats d\u00e9riv\u00e9s \u00e9chang\u00e9s a chut\u00e9 de 15% entre 2011 et 2012.»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
Céline Dion pourrait apporter un léger coup de pouce à la croissance française
La star québécoise donnera 16 concerts devant 480.000 spectateurs à La Défense Arena cet automne. L’exclusivité mondiale de ces shows pourrait attirer de nombreux visiteurs étrangers à Paris et ajouter jusqu'à un milliard d'euros d'activités à l'économie française. -
La justice américaine abandonne les poursuites contre Jerome Powell
Cette décision devrait ouvrir la voie à la nomination de Kevin Warsh en tant que prochain président de la banque centrale américaine. -
Argan verdit son financement
La foncière cotée a émis une obligation de 500 millions d’euros assortie d’un coupon proche de 3,8 % et conforme à son tout nouveau cadre de financement vert. -
La start-up canadienne d'IA Cohere rachète l'allemande Aleph Alpha
Cette acquisition, annoncée vendredi 24 avril par les ministres allemand et canadien du numérique, est destinée à donner naissance à une entreprise visant à créer des systèmes d’IA «souverains», alternatifs à OpenAI et consorts. -
Le signal positif de Seb est reçu cinq sur cinq par les investisseurs
Après deux avertissements sur résultats en 2025, le spécialiste du petit électroménager domestique entame 2026 sur une note positive avec des ventes rassurantes au premier trimestre -
PARTENARIAT« Pour les banques, les nouveaux systèmes cloud vont répondre aux nouvelles exigences de marché »
Entretien avec Camille de Mari, Directeur Issuing Data Solutions de Visa, pour la France, la Belgique et le Luxembourg.
ETF à la Une
Les investisseurs en ETF se détournent des actions européennes
- Des gestionnaires actifs alertent sur les dangers cachés de la gestion passive
- Lionel Paquin : « Ce n’est pas Praemia qui est en crise mais le marché de l’immobilier »
- Vincent Cornet quitte le directoire de LBP AM
- Amundi attribue une rémunération de 2,67 millions d’euros à Valérie Baudson pour 2025
- Axiom AI doit parer aux aléas de toute fusion
Contenu de nos partenaires
-
Milan : Le Salone del Mobile, nouvelle scène stratégique du luxe
Pendant plus de soixante ans, Milan appartenait aux éditeurs italiens. Une scène maîtrisée, codifiée, où B&B Italia, Cassina ou Poltrona Frau dictaient le tempo du design mondial. Cette époque n’a pas disparu — elle s’est diluée. Car désormais, ce sont les maisons de luxe qui occupent le terrain, transformant la Milan Design Week en une extension de leur territoire symbolique. -
G7 environnement Paris : pourquoi le climat a été écarté pour obtenir un accord avec les Etats-Unis
La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, experte de la diplomatie climatique, salue des « résultats exceptionnels » après avoir essuyé des critiques sur sa méthode pragmatique -
Blame gameMidterms : Donald Trump et le Parti républicain en eaux troubles
En pleine préparation des midterms, les républicains affrontent une accumulation de mauvaises nouvelles : défaite en Virginie dans la guerre du redécoupage électoral, inflation en hausse et impopularité croissante de Donald Trump