«Le marché high yield reste bien ouvert aux opérations de refinancement»
Erick Muller, directeur produits du pôle obligataire chez JPMorgan Asset Management
Publié le
Patrick Aussannaire
- L’Agefi : La performance du high yield peut-elle continuer ?
- Erick Muller : En un mot: oui, en deux: oui mais. Nous maintenons une surponderation marquée sur la classe d’actifs, US HY comme European HY, même si les gérants spécialisés la trouvent chère. Le contexte macro est plutôt en amélioration et les risques reculent. Les anticipations de résultats des entreprises restent bonnes, les ratios d’endettement sont contenus et sans détérioration rapide visible. Le marché reste bien ouvert aux opérations de refinancement, comme l’ont démontré les récentes émissions, notamment celle de Numericable. La recherche de rendement privilégie le marché américain avec un rendement supérieur a 5% (3,7% pour le EHY Corp). C’est historiquement très bas mais le niveau de spread reste élevé compte tenu des taux de défaut proches des plus bas historiques, surtout si l’on considère les entreprises non financières. Le «oui mais» vient d’un risque réel de prise de profits alors que la performance absolue du segment a été de +3,5% depuis janvier.
- Quelle est la strategie sur l’investment grade?
- Les performances en marché secondaire des nouvelles émissions reflètent une demande continue de rendement sur l’investment grade aussi. Nous maintenons une surpondération en spread duration dans nos fonds globaux et euro, en particulier sur certaines dettes subordonnées bancaires et assurances et une surpondération sectorielle sur les transports. En Europe, la très forte performance des dettes souveraines périphériques affecte directement et positivement notre pondération sur les dettes corporate de ces pays. Nous sommes plutôt sous-pondérés sur les secteurs de consommation.
Alliant blockchains privées et publiques, les banques et d'autres acteurs des marchés financiers testent différentes infrastructures pour s'essayer à la tokenisation. La blockchain Canton semble les attirer particulièrement.
L’Agence internationale de l’énergie (IEA) a averti que l’absence d’avancées sur la fermeture du détroit d’Ormuz pourrait faire entrer le marché en «zone rouge» cet été à cause de la réduction rapide des stocks.
Pour renforcer sa sécurité économique, l’Europe cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement et à nouer de nouveaux partenariats. Elle doit notamment signer une alliance commerciale renouvelée avec le Mexique.
Le groupe de défense allemand est revenu sur le marché obligataire jeudi 21 mai pour la première fois depuis 2010 avec une émission de 500 millions d’euros ayant attiré près de 6 milliards d'euros de demandes au pic, dans un marché très réceptif.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Loin des polémiques sur la tribune anti-Bolloré, le Master Poulet de Saint-Ouen ou la note de Raphaël Glucksmann, les préoccupations sur le prix de l'essence s'imposent dans les conversations
Inadapté, répulsif pour les bailleurs et même... coûteux pour les finances publiques, le dispositif n’a pas fait ses preuves. Le rapport de deux économistes mandatés, que l'Opinion s'est procuré, doit être remis au ministre du Logement mardi 26 mai