Le marché des bureaux franciliens se stabilisera en 2012
Les investisseurs immobiliers ont nettement revu en baisse leurs prévisions sur l’activité locative
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Violaine Le Gall
Le ralentissement de la croissance française refroidit les attentes des investisseurs immobiliers pour le marché des utilisateurs. Alors qu’ils tablaient en juin dernier sur un rebond de la demande placée sur les bureaux franciliens à 2,4 millions de m² en 2012, ils anticipent à présent une stabilisation à 2,2 millions de m², comme en 2010 et en 2011, d’après le dernier baromètre IPD mené auprès de 17 grands investisseurs immobiliers présents en France.
L’incertitude sur l'économie laisse les professionnels indécis sur le comportement qu’adopteront les utilisateurs, et donc sur l'évolution des loyers. En moyenne, ils s’attendent à une légère baisse du loyer prime facial dans le quartier central des affaires de Paris (Paris QCA), de 763 euros/m²/an à fin 2011 à 745 euros/m²/an fin 2012 alors que le baromètre prévoyait en juin une remontée des valeurs locatives à 783 euros/m²/an à la fin de l’année prochaine. L'écart entre les prévisions des plus optimistes et des plus pessimistes atteint 150 euros/m²/an.
Dans un environnement dégradé, les locataires n’hésiteront pas, une nouvelle fois, à faire pression sur les propriétaires, ce qui se traduira par des mesures d’accompagnement ou des franchises de loyers à la prise de bail. L'écart entre le loyer prime facial et économique restera ainsi stable à environ 15 %, d’après les investisseurs interrogés. Le taux de vacance en Ile-de-France se maintiendra à 6,7 % fin 2012 mais les professionnels s’attendent à de forte disparité selon la qualité des actifs et les secteurs géographiques.
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