Le marché des bureaux francilien pourrait avoir touché son point bas
Le marché immobilier francilien a souffert en 2013. L’indicateur publié hier par ImmoStat révèle ainsi une forte baisse de 25% de la demande placée de bureaux en Ile-de-France, qui est tombée à 1.844.500 m² à la fin de l’année dernière.
C’est le fort repli des grandes transactions qui a le plus impacté les résultats puisque le déficit d’activité y représente plus d’un demi-million de mètres carrés, soit une baisse de de 45% en un an. «Les grands absents de 2013 sont les très grands mouvements: aucune transaction supérieure à 40.000 m² n’a été recensée contre 6 en 2012. Cela pèse inévitablement sur les volumes», explique Roman Coste, directeur général chez CBRE.
L’offre immédiate de bureaux en Ile-de-France frôlait les 4 millions de m² fin 2013, à 3.925.000 m², soit un taux de vacance de 7,5%. Un niveau qui s’inscrit en hausse de 4% par rapport au troisième trimestre 2013. Paris Centre Ouest et le Croissant Ouest ont tiré leur épingle du jeu. Le Quartier Centre des Affaires a ainsi vu son volume d’activité chuter de seulement 6%, la meilleure performance revenant à Neuilly-Levallois en hausse de 76% grâce à deux grandes transactions en fin d’année : Cetelem pour près de 35.000 m², et SAP pour 28.000 m² dans l’Ouest sur les deux derniers trimestres de l’année 2013.
Si elle a enregistré un nouveau recul de 17% sur un an au cours du quatrième trimestre, la demande placée a cependant dépassé pour la première fois en un an le seuil du demi-million, à 511.700 m². «Un meilleur signal pour l’année qui commence», estime Jacques Bagge, directeur chez Jones Lang LaSalle, qui anticipe ainsi un rebond d’activité du marché autour des 2 millions de m² sur l’année 2014. Une opinion partagée par Roman Coste qui ajoute que «si un retour de la confiance demeure fondamental, un effet de rattrapage en 2014 est plus qu’envisageable».
Malgré un léger recul de 9% par rapport à 2012, à 11,1 milliards d’euros investis en Ile-de-France l’année dernière, «le marché de l’investissement reste soutenu en 2013», selon Jones Lang LaSalle. Ce sont ainsi 30 opérations de plus de 100 millions d’euros qui ont été signées en 2013, un nombre quasi identique à celui de 2012 et pesant de manière égale avec les transactions de moins de 100 millions. Signe positif: six des neuf grosses transactions signées au cours du dernier trimestre ont été réalisées par des acquéreurs internationaux.
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