Le marché de l’emploi américain prend un coup de froid
A cause des intempéries hivernales, l’économie d’outre-Atlantique n’a créé en janvier que 36.000 emplois, contre 146.000 attendus
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Tân Le Quang
Le marché de l’emploi américain continue de décevoir. L’économie d’outre-Atlantique n’a créé en janvier que 36.000 emplois, contre 146.000 attendus. Le mois d’avant, les sociétés ont embauché 121.000 personnes (révisé de 103.000 emplois), en dessous d’un consensus de 150.000.
La neige et les conditions météorologiques expliquent ce très mauvais chiffre. D’ailleurs, 886.000 personnes occupant des fonctions dans les secteurs non agricoles ont été dans l’incapacité de travailler à cause du temps, contre 179.000 en décembre et une moyenne historique de 416.882 employés. Les emplois dans le secteur de la construction ont chuté de 32.000, contre une contraction de 38.000 pour le secteur des transports et l’emmagasinage. En revanche, le secteur manufacturier et le commerce de détail ont créé chacun 49.000 et 28.000 emplois.
L’enquête des ménages, elle, fait ressortir un taux de chômage en baisse de 9,4% à 9%. Le nombre de chômeurs, lui, a chuté de 622.000. La mesure était à 9,7% en novembre. «Si la baisse à 9% du taux de chômage est du côté des bonnes surprises, ce n’est qu’une apparence, car elle est largement due à une nouvelle chute de la population active», précise Crédit Agricole CIB. «Le repli du nombre de chômeurs a davantage résulté de la baisse de la population active que de la hausse de l’emploi», corrobore BNP Paribas. De fait, la force de travail s’est contractée de 504.000 personnes. La banque juge insuffisant la hausse moyenne des effectifs non agricoles de 83.000 au cours des trois derniers mois, un rythme clairement insuffisant pour faire baisser le taux de chômage à moyen terme. D’après Crédit Agricole ce dernier déclinera probablement lentement, l’amélioration du marché de l’emploi pouvant ramener des Américains dans la force de travail.
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