Le marché de la dette senior non sécurisée repart de l’avant
Le marché de la dette bancaire senior non sécurisée redémarre, porté par le regain d’optimisme dans le sillage du sommet européen des 28 et 29 juin. Ces derniers jours, les établissements financiers du Vieux Continent ont multiplié avec succès les émissions obligataires non sécurisées. La banque italienne Intesa Sanpaolo, l’une des plus solides de la péninsule a émis mardi pour 1 milliard d’euros d’obligations de ce type sur 3 ans en proposant une prime d’émission attractive par rapport au marché. Il s’agit du premier émetteur dit périphérique sur ce segment depuis fin mars.
La veille, la Société Générale avait lancé une opération en deux tranches d'échéance à 3 et 10 ans pour un montant de 1,75 milliard. Courant juin, BNP Paribas avait annoncé avoir réussi à lever pour 1,5 milliard de dette senior non sécurisée. La banque suédoise Svenska Handelsbanken, BPCE, ING, et le réassureur Swiss Re ont aussi eu récemment recours à cet outil de refinancement.
A fin juin, les banques du Vieux Continent avaient déjà assuré leur programme de refinancement à hauteur d’environ 70%. Elles profitent néanmoins d’une fenêtre de tir sur les marchés pour renforcer davantage leur solidité financière. «C’est un moyen pour les valeurs financières à la recherche de funding de montrer aux agences de notation qu’elles peuvent aller se refinancer sur les marchés», explique un banquier d’affaires d’une grande banque anglo-saxonne.
Jusqu’à il y a peu, les placements de dette bancaire senior étaient restés en «stand by» en raison de la rechute des marchés de crédit mi-mars après la nouvelle poussée de fièvre sur les souverains. Le début de l’année avait en revanche été marqué par un fort appétit des investisseurs pour cette classe d’actifs non sécurisée. Elle avait bénéficié de la courte accalmie sur les marchés grâce aux injections massives de liquidités de la BCE à 3 ans.
Selon les prévisions des analystes de la Société Générale, le volume total de dette senior émise par les banques européennes devrait se chiffrer à 100 milliards d’euros cette année. A fin juin, le niveau atteignait 63 milliards. Cela reste encore nettement inférieur aux années précédentes.
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