Le Japon demeure fragilisé par le ralentissement mondial
Le pays a accusé un déficit commercial de 273,8 milliards de yens en octobre, contre un excédent de 39,9 milliards anticipé par le consensus
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Patrick Aussannaire
Le répit sur la croissance japonaise aura été de courte durée. Après être sortie d’une série noire de trois trimestres consécutifs de contraction avec une croissance de 1,5% au troisième trimestre, l’économie nippone a accusé un déficit commercial de 273,8 milliards de yens sur le mois d’octobre. Un chiffre d’autant plus décevant que le consensus Reuters anticipait un excédent de 39,9 milliards. En cause, la crise de la dette européenne, la force du yen et les inondations en Thaïlande.
Les exportations ont reculé de 3,7% en octobre en rythme annuel, après une hausse de 2,3% en septembre. A 100,2 milliards de yens, l’excédent commercial vis-à-vis de l’Europe est tombé à son plus faible niveau depuis 1979, du fait notamment d’une baisse des exportations de 2,9% sur un an. Les exportations vers la Thaïlande sont en baisse de 5,1%, alors que celles à destination de la Chine se contractaient à un rythme de 7,7% sur un an.
Le parlement japonais a voté hier matin le troisième collectif budgétaire, qui comprend une rallonge budgétaire globale de 12.100 milliards, dont 9.200 milliards affectés aux travaux de reconstruction et 500 milliards pour inciter les sociétés touchées par la force du yen à conserver leurs entreprises et les emplois dans l’archipel. En octobre, le yen s’est pourtant affaibli de 7,3% contre euro à 108,33 et de 2,3% contre dollar à 78,37. Depuis, il s’est repris de 4,6% contre euro à 103,38 et de 2% contre dollar à 76,81, augurant un nouvel affaiblissement du commerce extérieur.
Parallèlement, les minutes de la BoJ ont révélé que les risques de dégradation de la conjoncture au Japon augmentent et que la banque centrale pourrait augmenter de «manière significative» ses achats d’actifs. L’un de ses membres, Ryuzo Miyao, a même proposé dès la réunion d’octobre, une augmentation des achats de titre d’Etat de 10.000 milliards de yens. Une mesure rejetée au profit d’une hausse des rachats limitée à 5.000 milliards.
Le Premier ministre a en outre exhorté ce week-end ses partenaires asiatiques à prendre des mesures supplémentaires afin d’éviter une contagion de la crise de la dette. «Il ne fait aucun doute que nous pourrions subir un impact adverse si nous ne construisons pas un pare-feu contre la crise européenne» a estimé Yoshihiko Noda. Les pays de l’Asean (dont le Japon et la Chine) ont créé un fonds commun de précaution de 120 milliards de dollars.
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
Reprise de Batibig par Charterhouse, passage de relais d’Eurazeo à Partners Group au capital d’Aroma-Zone, cession d’Idex par Antin, offre de Mubadala Capital sur Pierre et Vacances : L’Agefi passe en revue les principales transactions annoncées durant la période estivale.
Au deuxième trimestre, les ventes de logements neufs aux particuliers ont diminué de près de 5%. Le climat, attentiste à l'approche de l'élection présidentielle, devrait continuer de peser sur le marché.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Par défaut d’entente entre les deux parties, de nouveaux droits de douane de 50 %, voulus par Donald Trump, sont entrés en vigueur, samedi 22 août, sur un certain nombre de produits canadiens. Ottawa imposera des surtaxes d’un même montant, « au dollar près », affirme Mark Carney
« Il vaut mieux mettre fin à la guerre maintenant, alors que nous sommes en position de force et dans la dignité », a estimé le président iranien, Massoud Pezeshkian, vendredi 21 août. De son côté, Washington cherche à renforcer sa guerre économique contre Téhéran