Le groupe La Française poursuit son offensive sur les fonds de prêts à l’économie
Delff Management, la filiale à 30% du groupe La Française basée à Londres, s’engouffre à son tour sur le nouveau segment des FPE (fonds de prêts à l'économie) créé par le décret du 2 août 2013. Alors que sa maison mère a conclu cet été un partenariat avec Acofi, dont les détails ont été précisés la semaine dernière, Delff ambitionne de collecter 100 millions d’euros, voire 200 millions, auprès d’investisseurs institutionnels intéressés par les rendements encore généreux que propose le compartiment des prêts aux entreprises («loans») via son nouveau FPE 2022.
«Contrairement au compartiment des obligations d’entreprises, le compartiment des loans n’a pas connu un mouvement de revalorisation important, les rendements pouvant aller de 350 à plus de 700 points de base au-dessus du taux Euribor», souligne Cyril Colmont, le directeur taux de Delff.
Pour maîtriser le risque, la société de gestion entend faire valoir son expérience dans le travail de due diligence, forgée après plus de 10 ans d’investissement sur le compartiment obligataire «high yield». En amont, la société sélectionnera des dossiers jugés sûrs. «Nous regarderons des sociétés réalisant au moins 50 millions d’euros de chiffre d’affaires car nous souhaitons des profils matures», souligne Frédéric Maire, le gérant principal du fonds, dont l’objectif de rendement brut annuel est de 6% et l’échéance fixée à 2022. Delff procédera à ses premiers placements à partir de janvier 2015 et entend aussi cibler les LBO de petites et moyennes capitalisations.
Alors que la capacité des gestionnaires de FPE à trouver suffisamment de cibles pour investir est parfois mise en doute, dans un contexte de faible demande de crédit, Delff met en avant le dynamisme du marché français. Selon les dernières données de la FBF, les encours de crédits à l’investissement ont progressé de 3,1% sur un an dans l’Hexagone, à 572 milliards d’euros.
Ambitionnant de porter l’ensemble de ses encours sous gestion à plus d’un milliard d’euros d’ici cinq ans, Delff a en outre noué un partenariat avec la société Carmin, sous la forme d’un mandat de conseil. Il pourrait à terme se muer en relation capitalistique, selon le fondateur de la boutique, Nicolas Mérindol, ex-directeur général des Caisses d’Epargne. Ce dernier fera bénéficier à Delff de ses contacts au sein des grands institutionnels, mais aussi de son réseau auprès des banques françaises.
Plus d'articles du même thème
-
OpenAI dévoile Jalapeno, sa première puce IA
Conçue en partenariat avec Broadcom, la première puce d'OpenAI a été pensée pour fonctionner avec les modèles du créateur de ChatGPT et ceux d'autres entreprises pour moins cher. -
Alan enchaîne les levées de fonds pour nourrir ses ambitions
Trois mois après avoir levé 100 millions d’euros, la licorne française de l’assurance santé en ligne boucle un nouveau tour de table à 480 millions d’euros et fait entrer le fonds néerlandais Prosus et le family office britannique Dara Holdings au capital. -
C'est la fête du slip à la Bourse de Paris
Après l'introduction en Bourse de SpaceX à New York, le grand public est invité à souscrire à celle du Slip Français à Paris. Pas à celle du groupe de défense franco-allemand KNDS, autrement plus significative pour la souveraineté européenne. Un deux poids deux mesures étonnant. -
HSG et Temasek entrent au capital de Golden Goose pour pousser son développement en Asie
Rejoint par Temasek, le fonds chinois a bouclé l'acquisition d'une participation majoritaire au capital du fabricant de sneakers vénitien. Le cédant Permira conserve un reliquat après cinq ans de détention marqués par un quasi-triplement du chiffre d'affaires. -
EasyJet entrouvre la porte à Castlelake
Le fonds américain voit rejetée sa 4e offre, portée à 4,93 milliards de livres, sur le groupe de transport aérien. Mais il va pouvoir accéder à une partie des comptes. -
Les fonds de pension allemands soutiennent le projet de retraite par capitalisation
L'association allemande des fonds de pension appuie, mais de façon conditionnelle, la commission retraites gouvernementale qui veut généraliser la complémentaire professionnelle pour viser 70 % de remplacement net.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- Le programme Tibi 3 vise 15 milliards d'euros d'investissements dans la tech
- Mubadala Capital veut s’offrir Pierre & Vacances sous conditions très strictes
- Generali Investments renforce ses forces commerciales en France
- BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- Amundi dévoile sa stratégie pour devenir un géant d'Asie
Contenu de nos partenaires
-
Canicule historique : qu'est-ce que le plan Orsan, dont le niveau a été rehaussé par l’exécutif ?
Pour faire face à l’épisode caniculaire qui touche la France (72 départements en vigilance rouge jeudi), le Premier ministre a relevé à trois (sur une échelle de quatre) le niveau du plan Orsan. Il s’agit du principal dispositif national de gestion des crises sanitaires, qui cherche à coordonner les moyens des acteurs du système de soin pour faire face à un événement exceptionnel -
Le mustA ne pas rater cette année aux Rencontres économiques d’Aix-en-Provence 2026
Perdu dans les allées du parc Jourdan ? Petite sélection parmi les 80 plénières, sessions et controverses du programme officiel des Rencontres 2026, autour de six axes complémentaires : environnement et ressources ; économie et finance ; social ; géopolitique et relations internationales ; industrie, tech & innovation ; politique & société. -
La culture crée de la richesse et du ruissellement
« Les subventions ne sont pas des cadeaux : elles sont des leviers », écrit le violoncelliste et chef d'orchestre Pejman Memarzadeh. « Mais elles doivent être accompagnées d’exigence : bilans, objectifs, résultats, questionnaires de satisfaction. La culture ne vit pas que de subventions (...) mais sans soutien public, elle ne peut jouer son rôle d’intérêt général »