Le fonds souverain Adia gère désormais 35% de ses actifs en interne
Le fonds souverain Abu Dhabi Investment Authority (Adia) continue à renforcer ses compétences de gestion interne. Selon son rapport annuel 2014, comme toujours discret sur le détail de ses investissements, la part des actifs confiés à des gérants externes a diminué l’an dernier, passant de 75% à 65%. Particulièrement marquée lors du dernier exercice, la diminution s’inscrit dans le cadre des «efforts faits ces dernières années pour renforcer en interne les expertises d’investissement et d’analyse», précise Adia.
Créé en 1976, le fonds publie un rapport annuel seulement depuis l’exercice 2010. A l’époque, Adia confiait environ 80% de ses actifs à des gestionnaires externes. Cette part a progressivement baissé, passant à environ 75% en 2012 et 2013, avant de décrocher l’an dernier. «En 2014, nous avons continué à œuvrer en faveur des objectifs de long terme d’Adia, tout en nous concentrant plus particulièrement sur nos compétences internes via un effort de recrutement global», souligne le fonds.
A la fin 2014, Adia revendiquait ainsi 1.650 employés répartis dans 60 pays, contre seulement 1.500 au 31 décembre 2013 et 1.400 fin 2012. Outre les fonctions support, le fonds souverain a notamment étoffé l’an dernier ses équipes internes de gestion d’actions en Inde, en Chine, au Moyen-Orient, en Europe et en Amérique latine. Dans la division dédiée à l’immobilier et aux infrastructures, «un certain nombre de nominations ont été faites et d’autres recrutements sélectifs sont prévus en 2015», ajoute Adia, qui a en revanche ralenti ses recrutements dans la gestion alternative. La division obligataire devrait également connaître une hausse de ses effectifs en 2015, afin de «soutenir l’évolution de sa stratégie et développer ses capacités de gestion et de contrôle des risques», ajoute Adia.
Très discret, le fonds d’Abou Dhabi ne communique pas le montant de ses avoirs, estimé à 773 milliards de dollars (695 milliards d’euros) par le Sovereign Wealth Fund Institute. Adia livre en revanche la part de ses actifs investis dans des stratégies passives de réplication d’indices, très en vogue à l’heure actuelle. Cette dernière est restée stable l’an passé, à 55%. La part des actions demeure comprise entre 42% et 62% du fonds.
Adia a par ailleurs enregistré une hausse de son retour sur investissement annualisé sur 20 ans, à 7,2%, et sur 30 ans, à 8,4%.
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