Le FMI s’attend à une accélération de la croissance américaine l’an prochain
La récentes avancées en matière de politique budgétaire et monétaire aux Etats-Unis rendent le Fonds monétaire international (FMI) plus optimiste pour l’activité du pays, a déclaré hier Christine Lagarde, directeur général de l’institution, au cours d’un entretien accordé à la chaîne NBC. Elle a salué la «très bonne communication» de la Réserve fédérale sur la réduction du volume de ses rachats obligataires décidée la semaine dernière, ainsi que «de bonnes actions du Congrès pour éliminer l’inquiétude sur le budget et réduire les coupes automatiques».
Le Sénat américain a adopté mercredi dernier un cadre de dépenses pour les deux années à venir qui laisse présager une plus grande stabilité, en évitant une nouvelle paralysie des administrations fédérales comme cela s’est produit au mois d’octobre. La dirigeante a cependant appelé le Congrès à faire une nouvelle fois preuve de responsabilité en février 2014, prochaine échéance pour le plafond de la dette, afin que la reprise ne soit pas menacée «avec un autre débat pour savoir si oui ou non les Etats-Unis vont honorer leurs obligations ou faire défaut».
Sans donner de chiffre précis, Christine Lagarde invoque donc «une perspective plus solide pour 2014 qui nous amène à relever notre prévision» de croissance. Etablies début octobre, les dernières prévisions du FMI tablaient sur une hausse du PIB américain de 2,6% pour 2014, après +1,6% cette année. Les nouvelles prévisions de l’institution devraient être connues au mois de janvier. Si le taux de chômage, tombé à 7% en novembre, devrait selon la dirigeante continuer à baisser, celle-ci souligne le danger d’une redistribution trop inégale des richesses qui conduirait à «une croissance moins soutenable».
La confiance accrue manifestée par Christine Lagarde est également étayée par les chiffres du département du Commerce, qui a publié vendredi sa troisième et dernière estimation de croissance pour le troisième trimestre. Ils indiquent que l'économie américaine a enregistré sur la période de juillet à septembre sa plus forte hausse depuis le quatrième trimestre 2011, avec une progression du PIB de 4,1% en rythme annuel, contre 3,6% lors de l’estimation précédente et 2,8% lors de la première. Une évolution d’autant plus positive que la hausse des dépenses de consommation, qui représentent les deux tiers de l’activité, a été réévaluée à 2%.
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