Le décrochage de l’économie grecque complique le durcissement d’une politique d’austérité
Le PIB s’est contracté de 5,5 % sur un an sur la période janvier-mars. Le programme d’aide additionnel pourrait atteindre 120 milliards d’euros
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Antoine Duroyon
Athènes mord encore un peu plus la poussière. Les chiffres préliminaires publiés par l’agence de la statistique Elstat révèlent un violent décrochage de l'économie grecque au premier trimestre. Le produit intérieur brut (PIB) s’est replié sur un an de 5,5%, un niveau bien supérieur à celui dévoilé en estimation flash (-4,8%). D’un trimestre sur l’autre, le PIB n’a progressé que de 0,2% contre +0,8% en première estimation. Non seulement la demande intérieure est atone, mais l’exportation de biens et services a aussi reculé.
«Nous prévoyons que l'économie se contractera de 5% cette année. Pour nous, cela signifie que la Grèce ne parviendra pas à atteindre ses objectifs, comme l’an dernier», prévient Emilie Gay, économiste chez Capital Economics. Dans son rapport, la troïka (UE, FMI, BCE) se montre également plus pessimiste en tablant sur une récession de 3,8% cette année. Ces chiffres ont hissé à des sommets le coût du CDS sur la dette grecque à cinq ans. Il a atteint hier en séance un nouveau record à 1.520 points de base (pb), en hausse de 60 pb sur la séance, selon Markit.
Ce dérapage est une mauvaise nouvelle pour le gouvernement qui tente non sans mal de durcir sa politique d’austérité dans un calendrier serré. Il rend également plus impérieux encore le besoin d’un programme d’aide supplémentaire. Sur la période 2012-2014, le déficit de financement est chiffré par les Européens jusqu'à 170 milliards d’euros. Selon Bloomberg, il serait comblé par 30 milliards d’euros issus d’actifs privatisés, 30 milliards d’euros de roulement volontaire de dette souveraine, 57 milliards d’euros non tirés sur le premier plan et 45 milliards d’euros de nouveaux prêts auprès de la troïka. Reuters évoque de son côté une enveloppe de crédits de 60 milliards d’euros.
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