Le Bundestag approuve le troisième plan d’aide à la Grèce
Le Bundestag, le Parlement allemand, a approuvé, mercredi vers midi, le troisième plan d’aide à la Grèce, levant ainsi l’un des derniers obstacles à la reprise du soutien financier à ce pays.
Athènes va ainsi pouvoir faire face à des échéances imminentes, dont celle du 20 août auprès de la Banque centrale européenne (BCE) pour 3,2 milliards d’euros.
Ce plan, qui porte sur un montant d’environ 86 milliards d’euros sur 3 ans, a été vivement débattu par les élus durant près de trois heures. 454 d’entre eux ont voté pour le plan, 113 contre et 18 se sont abstenus.
Le mois dernier, 65 députés ont enfreint la ligne officielle en se prononçant contre les négociations sur le troisième plan d’aide. Les frondeurs craignaient notamment que le Fonds monétaire international (FMI) ne s’associe pas au plan, le troisième depuis 2010. Le Fonds juge le poids de la dette grecque insoutenable en l'état, a fait de son allégement une condition de son implication dans ce nouveau programme de renflouement. De son côté Jeroen Dijsselbloem, président de l’Eurogroupe, a indiqué, mercredi après midi devant le Parlement néerlandais, que malgré leur opposition à une décote sur la valeur nominale des obligations émises par Athènes, les gouvernements européens seraient capables de trouver un compromis avec le FMI, sous la forme d’une réduction des taux d’intérêt et d’un allongement des maturités.
Ces dernières semaines, Angela Merkel, la Chancelière allemande, ainsi que son intransigeant ministre des finances, Wolfgang Schaüble, ont cherché à calmer la fronde. «Evidemment, avec l’expérience de ces dernières années et de ces derniers mois, il n’y a pas de garantie que tout marchera et le doute est permis. Mais, dans la mesure où le Parlement grec a déjà adopté une grande part des mesures, il serait irresponsable de laisser passer la chance d’un nouveau départ en Grèce», a déclaré mercredi matin Wolfgang Schäuble.
Le vote du Bundestag acquis, de même que celui du Parlement néerlandais, mercredi après midi, le Mécanisme européen de stabilité (MES) va pouvoir se réunir pour approuver le déblocage d’une première tranche de prêts de 26 milliards d’euros. Selon l’accord signé la semaine dernière par l’Eurogroupe, 13 milliards couvriront les remboursements de dette. 10 milliards seront placés sur un compte à part du MES afin de recapitaliser un secteur bancaire exsangue. Les derniers 3 milliards seront versésultérieurement en fonction de l’avancée des réformes promises par la Grèce. Par la suite, une seconde tranche de 15 milliards devrait s’ajouter à l’automne, toujours à destination du secteur bancaire.
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