La rupture entre Trump et Merkel est lourde de conséquences pour l’Europe
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La mauvaise humeur est fréquente entre chefs d’Etats qui ne s’apprécient pas. Mais entre la chancelière allemande et le président américain, il s’agit d’autre chose : d’une rupture, tout simplement.
« Le temps où on pouvait toujours compter sur ses amis est terminé. Nous autres Européens devons prendre notre destin en mains ».
C’est par ces propos très gaulliens que l’expérimentée Chancelière a tiré sans délai les leçons des Sommets récents de l’Otan et du G7.
Qu’importe que son amertume manifeste ne cadre pas avec les propos conciliants du président Macron. Les conséquences sont déjà tirées.
Primo l’Allemagne s’attend à ce que Trump enterre l’accord de Paris sur le climat, ou au mieux s’abstienne de toute application concrète.
Deuxio, un contentieux commercial majeur se profile sur l’automobile, dossier sur lequel Trump a attaqué la Chancelière avec une agressivité consommée.
Un échec du G20 que Mme Merkel présidera à Hambourg en juillet parait déjà assuré.
Tertio, l’Allemagne a constaté avec colère que M. Trump a refusé d’évoquer l’article 5 du Traité de l’Otan qui garantit qu’une atteinte à la sécurité d’un membre est une atteinte à la sécurité de tous.
Au moment où Poutine obsède littéralement l’Europe, c’est un casus belli. La réponse, la voici :
L’Allemagne est déterminée à relancer coûte que coûte l’Europe institutionnelle ; et résolue comme jamais à ouvrir dans le militaire un nouveau champ de coopération continentale naguère tabou.
C’est d’Emmanuel Macron, qui sondait de son côté les intentions russes, que Berlin attend que son mot d’ordre de « compter sur ses propres forces » soit autre chose qu’un slogan creux.
Il est prévenu : la Chancelière exigera beaucoup et tout de suite.
L’édition de rentrée 2026 du classement des Jobs en Or de Robert Half distingue à nouveau cette fonction jugée clé pour la fiabilité financière de l’entreprise.
Les nouvelles tensions au Moyen-Orient ont fait remonter les cours des énergies fossiles lundi, de plus de 2% pour le pétrole et de près de 4,6% pour le gaz naturel européen TTF, qui supplante ainsi l’or noir comme risque inflationniste en Europe à l’approche de l’hiver. A moins que des prix ainsi trop élevés ne finissent par éliminer la concurrence asiatique sur la demande.
Les deux dernières semaines actives sur le front des émissions obligataires d’entreprises sont un aperçu de ce qui attend les investisseurs en septembre. Les spreads restent serrés et la demande des investisseurs demeure soutenue. Mais les émissions liées à l’IA et la hausse des taux constituent autant de vents contraires potentiels.
Bien qu’un peu plus faible qu’attendu, ce chiffre dépasse toujours la cible de 2% de la BCE, ce qui pourrait donner un argument supplémentaire à la banque centrale pour augmenter ses taux dès septembre.
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