La rétention des talents contribue au succès des fusions-acquisitions

L’efficacité d’une convention de maintien en poste est liée à une identification précoce des salariés clés, selon le cabinet Towers Watson
Yves-Marc Le Reour

Une stratégie de rétention du personnel clé mise en place dès le début d’un processus de fusions-acquisitions augmentera la probabilité de réussite de l’opération. C’est l’un des principaux enseignements de l’enquête menée entre février et avril 2012 par le cabinet de conseil Towers Watson auprès de 180 entreprises de 19 pays. Constatant que les conventions de maintien en poste sont «le principal moyen de rétention utilisé par 84% des acquéreurs et 70% des vendeurs», le cabinet remarque des divergences géographiques dans l’utilisation des primes de rétention. Ces dernières sont citées par 84% des répondants en Amérique du Nord contre seulement 56% en Europe et 40% en Asie.

En revanche, des clauses de type ‘pay to stay’ sont utilisées par au moins 90% des acheteurs quelles que soient les régions. Leur durée s’étend de 6 à 12 mois après la clôture de la transaction. Concernant les outils de mesure de la performance, 74% des entreprises interrogées ont recours à des objectifs individuels, alors que seulement 38% mettent en place des objectifs de performance collective.

«Malgré un large consensus sur l’importance d’identifier et de retenir les talents, la complexité des transactions rend le processus beaucoup plus difficiles pour les organisations, même pour les entreprises qui ont une importante expérience des fusions-acquisitions», juge Fanny Potier-Koninckx, directeur associé chez Towers Watson. Dans le climat actuel, «la capacité à retenir les bonnes personnes constitue un élément décisif dans une transaction».

Un peu moins des trois quarts (72%) des acquéreurs dits performants, c’est-à-dire capables de retenir les talents clés, identifient le personnel concerné par des conventions de maintien en poste au moment de l’audit d’acquisition ou lors de la négociation de la transaction. Les salariés ciblés sont surtout des cadres supérieurs et des experts techniques.

En comparaison, 58% des entreprises moins performantes ne demandent pas aux salariés concernés de signer des conventions avant la conclusion de l’opération. Si les incitations financières jouent un rôle important, «l’aspect essentiel est que, plus les entreprises sont capables de préciser en amont leurs objectifs en matière de rétention du personnel, plus le programme de rétention sera détaillé et efficace», résume Sylvain Rousseau, directeur chez Towers Watson.

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