La reprise de l’immobilier britannique ravive la crainte d’une nouvelle bulle
Les dernières statistiques prouvent l’efficacité du plan de relance gouvernemental. Au point de réveiller le spectre de la crise de 2008
Publié le
Olivier Pinaud
Notting Hill, Londres - Photo Simon Dawson/Bloomberg
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Le marché britannique de l’immobilier recommence à flamber. L’indice mensuel du Royal Institution of Chartered Surveyors est monté à 36 points en juillet, contre 21 en juin. Il s’agit de son plus haut score depuis novembre 2006, indique l’institut professionnel. L’indice s’était inscrit à 5 points seulement en mai. Selon le baromètre du Royal Institution of Chartered Surveyors, les prix augmentent dans l’ensemble des régions du pays, et plus seulement à Londres comme c'était le cas il y a encore quelques mois.
La forte progression de la demande serait à l’origine de cette remontée. L’indice des recherches de nouveaux logements s’est élevé à 53 en juillet, contre 38 le mois précédent, niveau inconnu depuis quatre ans. Ces chiffres confirment ceux publiés en début de mois par Halifax (Lloyds Banking Group) ou par Nationwide Building Society. L’étude d’Halifax avait notamment montré une progression de 4,6% des prix entre mai et juillet et elle prédisait une poursuite de cette tendance dans les prochains mois.
Ces statistiques tendent à prouver l’efficacité du programme gouvernemental de relance du marché, dit «help to buy», lancé le 1er avril et piloté par la banque nationalisée Northern Rock. Rien qu’au mois de juin, 25.000 prêts ont été accordés à des primo-accédants à la propriété, 30% de plus qu’un an auparavant, selon les statistiques du Council of Mortgage Lenders. Pour l’ensemble du deuxième trimestre, le nombre de crédits est à son plus haut niveau depuis cinq ans et demi. Le tout avec une hausse du prêt moyen de 4%, à 117.000 livres.
De quoi nourrir les inquiétudes sur la création d’une nouvelle bulle immobilière en Grande-Bretagne et renforcer les critiques contre le plan «help to buy» du gouvernement de David Camerom. La semaine dernière, Mark Carney, le gouverneur de la banque d’Angleterre, a rappelé qu’il surveillerait de près l’évolution du marché immobilier. Et si jamais une flambée excessive menaçait la stabilité de l’économie britannique, il conseillerait une suspension de la mesure. Celle-ci doit normalement durer trois ans.
Avec un deuxième marché domestique, la banque française répond au manque de diversification qui lui a parfois été reproché. Elle ne cache pas sa volonté de développer rapidement la banque portugaise qui fait maintenant partie du groupe.
Le Panel Actions peine à suivre la nouvelle progression des Bourses américaine et japonaise en mai. Le CAC 40 et l’Euro Stoxx 50 pourraient gagner 2,6% à six mois et au moins 5% en un an. Wall Street ne gagnerait que 3% en un an.
Le PDG du pétrolier, Patrick Pouyanné, s’attend à ce que le prix du baril demeure durablement élevé en raison de cette crise qui devrait en outre inciter les Etats à renforcer leurs capacités en matière d'énergies renouvelables. Un domaine où le groupe français est également actif, contrairement à la plupart de ses pairs.
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Les panélistes interrogés par L’Agefi anticipent dorénavant deux hausses de taux de la Banque centrale européenne (BCE), et potentiellement une pour la Banque d’Angleterre (BoE). Ils confirment également que la Fed ne devrait plus baisser les siens, ce qui fait remonter les taux longs.
Les marchés actions ont effacé la correction de mars pour repartir à l’assaut des sommets, notamment Wall Street, portés par une vague de bénéfices exceptionnels et une forte révision à la hausse des perspectives, grâce à l’IA. Mais cette euphorie ne doit pas occulter les nombreux risques encore à l’œuvre.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
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