« La préoccupation de la BCE sur l’inflation n’est pas feinte »
Eric Bourguignon, directeur général délégué de Swiss Life Asset Management
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Violaine Le Gall
L’Agefi : Le changement de ton de la BCE signale-t-il le début d’un cycle de hausse des taux ?
Eric Bourguignon : La préoccupation que manifeste la BCE au regard de l’inflation n’est pas feinte. Elle n’ignore pas que la hausse des indices de prix s’explique essentiellement par l’envolée des cours du pétrole. Mais elle redoute que cette hausse soit répercutée dans les salaires, notamment en Allemagne où le marché du travail se rapproche du plein emploi. Son changement de ton constitue donc effectivement à nos yeux le signal d’un début de cycle haussier dont l’ampleur dépendra bien sûr de la situation économique en zone euro, et de l’état de santé du secteur bancaire. Nous sommes d’ailleurs relativement en phase avec le marché de taux qui anticipe entre 3 et 4 hausses de 0,25% du refi sur un horizon d’un an.
Le sommet européen du 24 et 25 mars permettra-t-il de lever l’inquiétude des marchés sur les pays périphériques ?
Les marchés considèrent que les pays périphériques de la zone euro sont confrontés à un problème de solvabilité. Ils ne croient donc pas que ces pays soient capables de dégager les ressources nécessaires leur permettant d’honorer leurs engagements. Les mesures récentes prises par les dirigeants européens visant à accroître les moyens du FESF et à réduire le coût de ses avances, vont certes dans le bon sens, mais elles sont insuffisantes, car elles n’améliorent pas sérieusement la solvabilité des pays concernés. Le sommet parviendrait en revanche certainement à calmer les inquiétudes des marchés en adoptant un schéma qui permettrait de restructurer les dettes sans enclencher de défaut.
Alors que l’agence Fitch devrait «seulement» abaisser sa perspective de notation de stable à négative vendredi, plusieurs rapports d’économistes publiés cet été confirment que la trajectoire de la dette française et surtout de la charge d’intérêts est très inquiétante.
Le concepteur star de puces d’IA a rassuré avec des résultats record, et des perspectives où il se projette à un horizon lointain. Il renforce sa diversification, alors qu’il s’apprête à acquérir la plateforme d'IA Hugging Face pour près de 13 milliards de dollars. Mais les concurrents se multiplient, de Google à OpenAI. Il n'a plus que 12 à 18 mois d’avance selon certains analystes.
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Après la flambée récente de son titre, alimentée par la percée vers un vaccin contre le cancer de la peau, la biotechnologie annonce son intention d’émettre 2 milliards de dollars d’obligations convertibles en actions.
Sur le réseau social X, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a assuré que les Français "peuvent continuer à investir, comme aujourd'hui, dans les indices les plus diversifiés".
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L'ancien Président se pose en candidat du rassemblement et attend son heure dans l'espoir que la primaire socialiste affaiblisse son principal rival, Raphaël Glucksmann
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