« La livre pourrait se renforcer en raison des anticipations de hausse de taux et de l’inflation »
Quels sont les facteurs de soutien au billet vert ces prochains mois ?
Nicolas Forest: L’apaisement sur les pays périphériques combiné au changement de discours de la BCE a contribué au renforcement de l’euro/dollar depuis le début de l’année. Même si nous pensons que cette tendance à long terme devrait se poursuivre, le billet vert pourrait retrouver des couleurs dans les prochaines semaines. Il y a tout d’abord le différentiel de croissance, toujours en faveur des Etats-Unis qui bénéficient d’une expansion budgétaire a contrario de l’UE. Nous observons aussi un positionnement spéculatif vendeur sur le dollar, qui en cas de retournement s’avérera être un grand support à son renforcement (1,30). Enfin l’attente d’une réponse politique claire sur l’EFSF d’ici mars pourrait peser sur les pays périphériques entraînant la devise européenne à la baisse.
Vous voyez l’euro/livre à 0,80 d’ici à 3 mois. Pourquoi un tel optimisme en faveur du sterling ?
Nous pensons que la livre pourrait se renforcer en raison des anticipations de hausse de taux (75 pb d’ici la fin de l’année) et d’une inflation élevée. L’inflation de janvier a ainsi atteint le seuil des 4%, alimentée par l’effet TVA et par le rebond des matières premières. Plus inquiétant, l’inflation domestique proche des 3% est désormais parmi les plus élevée des pays développés. Alors que l’Europe doit attendre une réponse politique claire sur l’EFSF pour monter son taux directeur, la Banque d’Angleterre pourrait intervenir plus vite afin d’éviter tout dérapage inflationniste. Nous n’excluons pas une première hausse d’ici à la fin du premier semestre. Sur le plus long terme toutefois les faiblesses de l’économie britannique (marchés immobiliers) devraient éviter à la livre une appréciation trop coûteuse pour l’économie.
{"title":"","image":"76752»,"legend":"Panel devises»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
PSG Equity prend le contrôle de l'éditeur de logiciels BrightAnalytics
Dans un contexte marqué par l'essor de l'intelligence artificielle et la pression sur les valorisations du software, PSG Equity investit dans BrightAnalytics pour soutenir son développement international. -
Le fardeau des actifs non cédés s'alourdit dans le private equity
Si le marché des sorties affiche son meilleur trimestre depuis deux ans, une poignée de méga-cessions masque un stock d'actifs toujours plus difficile à écouler. -
Le groupe CAM investit dans deux domaines viticoles alsaciens
La mutuelle dédiée aux professionnels du BTP reprend les Domaines Kirrenbourg et Hurst, deux propriétés viticoles alsaciennes reconnues, poursuivant sa stratégie de diversification vers les actifs réels du Grand Est. -
Le fonds souverain norvégien croit en l’immobilier commercial aux États-Unis
Norges Bank Investment Management (NBIM) a signé un accord pour investir dans des actifs commerciaux de haute qualité à travers les États-Unis. -
EthiFinance et ESG Book lancent la riposte européenne aux géants américains
Face à une Europe encore captive des géants américains de la donnée ESG, EthiFinance et ESG Book s'allient avec l'espoir de construire une offre européenne capable de conquérir la finance durable mondiale. -
L'Américain MFS IM lance un fonds obligataire en euros
Le gestionnaire d'actifs de Boston annonce la commercialisation d’un véhicule obligataire de crédit en euros à court terme.
ETF à la Une
Les ETF d’actions américaines signent un retour en force au deuxième trimestre
Contenu de nos partenaires
-
CarrièreIkigaï, détermination, réseautage, organisation, mental, la méthode pour rebondir !
A 62 ans, Valérie Tallepied vient de lancer Rebond.pro, une plateforme basée sur l’IA qui accompagne les candidats, en poste ou pas, dans leur recherche -
PATRIMOINEProduits structurés : que valent-ils vraiment ?
Les produits structurés représentent 5 à 20 % du portefeuille de nombreux clients patrimoniaux. Un récent rapport de l’AMF et de l’ACPR vient d’attirer l’attention sur la nécessité de bien expliquer aux investisseurs ce qu’ils achètent car beaucoup ne le comprennent que partiellement -
La Fabrique de l'OpinionAlbiera Antinori : « C'est aux Etats-Unis qu'il y a le plus d’intérêt pour les grands vins. Cela n’empêche pas de regarder ailleurs pour diversifier davantage »
« C’est le paradoxe actuel, avec le réchauffement climatique, seul une année sur dix ne réussit pas, parce que tout arrive à maturité. Ce n'est pas forcément défavorable au viticulteur », explique par ailleurs Albiera Antinor, présidente de l’une des plus anciennes maisons italienne