La Grèce touche enfin au but avec ses créanciers
Enfin ! Les augures sont favorables alors que s’ouvre une nouvelle journée cruciale pour la Grèce. Grâce aux efforts consentis par ce pays dans sa gestion des finances publiques, un accord avec ses créanciers semble à portée de main.
Ceux-ci paraissent prêts à valider la deuxième revue du programme d’aide au pays, ouvrant la voie à une reprise des versements européens par le Mécanisme européen de stabilité créé pour gérer les crises financières dans la zone euro.
Ils permettront à Athènes de rembourser 6 milliards d’obligations dues en juillet à la BCE et à des investisseurs privés.
Ce déblocage est essentiel mais il ne règle pas tout. Car il ne touche pas au lancinant problème de la restructuration de la dette grecque. Or c’est pour cette raison que le FMI a cette fois refusé de s’engager financièrement au côté de ses partenaires européens.
Mais de ce côté-là aussi, les choses bougent. Pour l’anecdote, on notera que Christine Lagarde, sa directrice générale, assistera à l’Eurogroupe.
Sur le fond, le FMI vient de faire un pas important en proposant de donner un accord de principe à sa participation au processus, sans verser de fonds, à condition que les Européens s’engagent à trouver une solution ramenant la dette grecque, actuellement à 178% du PIB, à un niveau soutenable.
Cette concession donnera du temps aux négociateurs, notamment pour passer certaines échéances délicates. C’est le cas des élections allemandes de septembre. La simple idée d’une restructuration de la dette grecque pourrait faire l’effet d’un chiffon rouge sous le nez des électeurs.
Mais le temps est compté. Car les efforts de la Grèce pèsent sur sa croissance et donc sur sa capacité à retrouver la confiance des prêteurs.
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