La gestion d’actifs en Europe connaît des incertitudes
La France et l’Allemagne ont vu leur part de marché reculer en 2007, selon l’Efama, dont les membres font face à un début d’année difficile
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Florence Autret, à Bruxelles
L’industrie européenne des fonds a résisté jusqu'à présent aux turbulences du marché mais accuse un recul considérable dû au retournement observable à partir de l'été 2007. Les ventes nettes d’OPCVM se sont établies à 170 milliards d’euros pour 2007, selon l’European Fund and Asset Management Association (Efama). Cette progression se situe nettement en dessous du niveau de 2002 (207 milliards euros), dernière année où l’industrie avait connu des décollectes très importantes dans la foulée de la chute des indices boursiers. Cette progression, en dépit des mauvaises conditions de marché, tient notamment à l’attractivité des OPCVM européens pour les investisseurs asiatiques qui ont représenté «environ 35 %» des ventes nettes.
Les décollectes de 2007 se sont accompagnées d’une redistribution des cartes entre produits. La stabilisation de la croissance des fonds d’actions n’a pas bénéficié, comme cela avait été le cas dans le passé, aux fonds obligataires qui ont le plus souffert. Une «tendance inédite» selon l’Efama, dont les fonds monétaires et mixtes (actions, obligations), ainsi que les fonds non-OPCVM ont été les bénéficiaires. Les fonds non-OPCVM (y compris les fonds de fonds) ont enregistré des ventes nettes de 230 milliards d’euros en 2007, alors qu’ils représentent un volume d’actifs sous gestion 4 fois moindre que les OPCVM.
Par ailleurs, la France et l’Allemagne pesaient moins lourd dans l’industrie des fonds en Europe (OPCVM et non-OPCVM) fin 2007 que fin 2006, alors que les parts de marché irlandaise et luxembourgeoise avaient progressé respectivement de 0,7 % et 1,6 %.
En dépit de ce retournement après des années 2005 et 2006 exceptionnelles, le directeur général de l’Efama, Peter de Proft, refuse de dramatiser. «On aurait pu parler de crises si de nombreux fonds avaient fermé», a-t-il déclaré. Or, selon Efama seuls 6 fonds auraient fermé entre l'été 2007 et janvier 2008 et 12 ont été temporairement suspendus dont «5 ou 6» ont rouvert. Les perspectives pour 2008 sont toutefois médiocres. «Le début d’année a été très compliqué», concède-t-il. Et d’ajouter : «Nos membres nous disent : «c’est difficile».» Beaucoup dépendra de la situation sur les marchés et de la concurrence entre fonds et autres produits de placement, y compris l’assurance-vie et les produits structurés, et du maintien d’une forte demande asiatique.
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
Reprise de Batibig par Charterhouse, passage de relais d’Eurazeo à Partners Group au capital d’Aroma-Zone, cession d’Idex par Antin, offre de Mubadala Capital sur Pierre et Vacances : L’Agefi passe en revue les principales transactions annoncées durant la période estivale.
Au deuxième trimestre, les ventes de logements neufs aux particuliers ont diminué de près de 5%. Le climat, attentiste à l'approche de l'élection présidentielle, devrait continuer de peser sur le marché.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
« Il vaut mieux mettre fin à la guerre maintenant, alors que nous sommes en position de force et dans la dignité », a estimé le président iranien, Massoud Pezeshkian, vendredi 21 août. De son côté, Washington cherche à renforcer sa guerre économique contre Téhéran
Avant même la présentation de sa copie devant le Parlement, le Premier ministre recule sur une mesure d'économies qu'il avait lui-même annoncée qui devait passer par décret. Un arbitrage au goût amer pour les partisans de la nécessaire réduction du déficit