La France serait en légère récession au cours de ce semestre
L'économie française devrait connaître une légère récession au deuxième semestre, selon la Banque de France, qui a annoncé ce vendredi s’attendre à un recul de 0,1% du PIB pour le quatrième trimestre (en première estimation) comme elle l’anticipait déjà pour le troisième.
Il semble donc que la légère divergence de vue observée ces derniers mois avec les chiffres de l’Insee perdure. L’Institut national de la statistique et des études économiques prévoyait, dans sa dernière note de conjoncture début octobre, une croissance nulle au quatrième comme au troisième trimestres, ce qui se traduirait pour l’ensemble de 2012 par un PIB en hausse de 0,2%. Pour sa part le gouvernement continue d’espérer un taux de croissance positif pour cette année.
L’enquête mensuelle de conjoncture de la Banque de France fait apparaître par ailleurs une stabilité des indicateurs du climat des affaires dans l’industrie à 92, comme dans les services, à 91, le mois dernier. Selon la banque centrale, la production industrielle a de nouveau légèrement reculé en octobre, « en raison notamment de la baisse persistante de l’activité dans le secteur de l’automobile ».
Le taux d’utilisation des capacités de production s’est stabilisé à 76,2%, le taux du mois de septembre ayant été relevé de 0,1 point, et demeure en-deçà de son niveau moyen de longue période, précise la banque centrale. Les carnets de commandes sont toujours jugés insuffisants par les chefs d’entreprises, mais les stocks de produits finis restent proches du niveau désiré. Les prix des produits finis ont continué à augmenter faiblement. Les prévisions des chefs d’entreprise tablent, pour novembre, sur une légère diminution de l’activité. Dans les services, l’activité a diminué « très légèrement » en octobre, le repli du travail temporaire et des services aux ménages ayant été quasi compensé par la progression des secteurs de l’ingénierie et de l’information et communication.
Au chapitre des prix, l’orientation est plus nettement à la hausse. Quant aux effectifs, ils se sont contractés, notamment dans l’intérim.
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