La France est sur la voie d’une reprise modérée de son activité
La récession est terminée en France, mais fera place à une «reprise poussive». C’est le message principal envoyé par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) hier dans sa note trimestrielle de conjoncture. Il table sur un rebond de la croissance du PIB français de 0,4% au quatrième trimestre, dû principalement à des «soutiens ponctuels»: anticipation par les consommateurs de la hausse de la TVA au 1er janvier 2014, achats automobiles anticipés avant l’instauration de la taxe écologique, et déblocage de l’épargne salariale.
La consommation totale devrait ainsi croître de 0,3%, après une hausse de 0,2% au troisième trimestre. L’activité en fin d’année devrait également être portée par un rebond des exportations de 2,3%, néanmoins lié au retour à la normale attendu dans le secteur aéronautique, après la chute exceptionnelle enregistrée au trimestre précédent. Le commerce extérieur apporterait ainsi une contribution positive de 0,3 point à la croissance. En revanche,la variation des stocks devrait ôter 0,2 point à la croissance du PIB du dernier trimestre de l’année.
En revanche, le rythme de croissance devrait ensuite ralentir à 0,2% à la fois au premier et au deuxième trimestre 2014, selon l’Institut. Toutes les composantes devraient être touchées, avec notamment une croissance atone de la consommation de 0,1% par trimestre, et un ralentissement de la croissance des exportations à 0,7%. En outre, le taux de change effectif de l’euro continuerait de pénaliser le commerce extérieur pour le quatrième trimestre consécutif à fin juin 2014. Dans ce contexte, l’acquis de croissance à fin juin serait tout de même de 0,7%, ce qui garantit, hors contraction du PIB en deuxième moitié d’année, un rythme de croissance au moins équivalent sur l’ensemble de l’année. Le FMI table sur un rebond de la croissance française de 1% sur l’année 2014.
Le ralentissement de la hausse des prix à la consommation observé dans les économies européennes et constituant le principal risque de vigilance de la BCE, devrait s’inverser légèrement en France, selon l’Insee. Si une hausse de l’inflation est en effet prévue à 1,1% d’ici à juin 2014 (contre 0,7% en novembre), elle sera liée à hauteur de 0,2 point à la hausse de la TVA, alors que la progression des salaires réels observée en 2013 devrait disparaitre complètement au cours du premier semestre.
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