La FED tentée d’ignorer la médiocrité des chiffres économiques
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Philippe Mudry
Pour 95% des opérateurs, la cause est entendue : la Réserve fédérale relèvera ses taux mercredi d’un quart de point. Pour la troisième hausse en six mois, et peut-être bien la dernière avant l’an prochain.
L’unanimisme des marchés ne se fonde pas sur les derniers chiffres américains, au mieux médiocres.
La création d’emplois n’a pas été brillante en mai et l’inflation continue surtout à décevoir.
A 1,5%, loin donc des 2% que vise la FED, elle ne plaide pas en faveur d’un nouveau resserrement monétaire.
Le dernier élément, plus politique, est que le stimulus budgétaire promis par Donald Trump ne sera sans doute pas aussi puissant qu’espéré.
La bataille au Congrès n’est pas gagnée d’avance pour le président face aux opposants républicains à l’aggravation du déficit.
Les perspectives de croissance sont donc moins brillantes qu’il y a six mois.
Les marchés n’en sont pas moins persuadés que la FED agira. Surtout par crainte qu’un maintien des taux soit vu comme un signal laxiste alors que les conditions financières se sont assouplies récemment sur les marchés.
En cessant de parier sans nuance sur la « relance Trump », ceux-ci, logiques avec eux-mêmes, ont fait baisser le dollar et les taux.
Un statu quo de la FED serait dès lors incohérent avec son discours, maintes fois ressassé, sur la nécessité de normaliser progressivement la politique monétaire.
En clair, la FED donnerait priorité à la stabilité financière sur les données économiques.
Au moins pour un temps. Car au-delà du geste de mercredi, les marchés n’attendent plus rien d’elle en 2017.
Et ne se donnent plus de rendez-vous important avant mars 2018, pour une éventuelle reprise de ce cycle de hausse des taux décidément bien poussif…
L’édition de rentrée 2026 du classement des Jobs en Or de Robert Half distingue à nouveau cette fonction jugée clé pour la fiabilité financière de l’entreprise.
Les nouvelles tensions au Moyen-Orient ont fait remonter les cours des énergies fossiles lundi, de plus de 2% pour le pétrole et de près de 4,6% pour le gaz naturel européen TTF, qui supplante ainsi l’or noir comme risque inflationniste en Europe à l’approche de l’hiver. A moins que des prix ainsi trop élevés ne finissent par éliminer la concurrence asiatique sur la demande.
Les deux dernières semaines actives sur le front des émissions obligataires d’entreprises sont un aperçu de ce qui attend les investisseurs en septembre. Les spreads restent serrés et la demande des investisseurs demeure soutenue. Mais les émissions liées à l’IA et la hausse des taux constituent autant de vents contraires potentiels.
Bien qu’un peu plus faible qu’attendu, ce chiffre dépasse toujours la cible de 2% de la BCE, ce qui pourrait donner un argument supplémentaire à la banque centrale pour augmenter ses taux dès septembre.
Le courtier en assurance Aon fait une nouvelle percée sur le marché prisé des entreprises de taille moyenne aux Etats-Unis en annonçant ce 31 août l’acquisition du courtier USI Insurance Services auprès de la société de capital-investissement KKR pour 17 milliards de dollars. De quoi signer l’une des plus importantes transactions dans le courtage d’assurance ces dernières années.
Sur le réseau social X, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a assuré que les Français "peuvent continuer à investir, comme aujourd'hui, dans les indices les plus diversifiés".
Si la maîtrise des fondamentaux est affichée comme une priorité politique, l'Education nationale veut tout apprendre : alimentation, lutte contre le harcèlement, conscience écologique...
Après les déclarations de Jean-Philippe Tanguy sur les amendes que le parti souhaite infliger aux femmes voilées dans l'espace public, le RN atténue les contours de sa mesure. La polémique ravive un vieux dilemme lepéniste : comment conserver une promesse plébiscitée par sa base sans effrayer les électeurs du second tour ?