La Réserve fédérale américaine a comme prévu augmenté ses taux d’un quart de point, mais maintient son calendrier.
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Antoine Landrot
Janet Yellen, présidente du Conseil des gouverneurs de la Fed.
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Photo Fed.
La veille de la présentation de la première mouture du budget 2017-2018 de la nouvelle administration Trump, Janet Yellen, la présidente de la Réserve fédérale (Fed), a pris soin de préciser hier que la décision de la Banque centrale américaine de relever d’un quart de point – comme c'était largement anticipé – son principal taux d’intérêt à l’issue de la réunion de son comité de politique monétaire (FOMC) n’était pas le résultat de conjectures concernant le programme économique du président des Etats-Unis, mais le reflet d’une amélioration de l’économie américaine.
L’objectif de taux des fonds fédéraux (Fed funds), principal instrument de la politique monétaire de la Fed, est ainsi porté à 0,75%-1,0%. Cette deuxième hausse de taux en trois mois prend acte en particulier d’un marché du travail qui «a continué à se renforcer» et d’une activité économique qui «a continué à croître à un rythme modéré», notamment à travers l’investissement des entreprises qui «semble s'être quelque peu raffermi». En outre, «l’inflation a progressé au cours de ces derniers trimestres, se rapprochant de l’objectif à long terme de 2% du comité», écrit le FOMC. Toutefois, affirme le comité, «la position de politique monétaire reste accommodante, soutenant ainsi une amélioration supplémentaire des conditions du marché du travail et un retour durable au 2% d’inflation». Il l’a mesuré à 1,7% en janvier.
Si elle a augmenté les taux, la Fed a maintenu son calendrier d’un total de trois hausses en 2017 et trois autres en 2018. En effet, «ses dernières projections économiques ne montrent quasiment aucun changement par rapport à celles de décembre. Il existe encore beaucoup d’incertitudes liées à la nouvelle administration, en termes d’investissements et de fiscalité. Un changement de rythme de hausse ne semble donc pas nécessaire. En 2015, la hausse de taux de décembre ne s’était pas répétée en raison d’un contexte économique en 2016 plus faible que les prévisions établies», indique à L’Agefi Randall Kroszner, ancien gouverneur de la Fed et professeur d’économie à l’Université de Chicago Booth School of Business.
La Fed a en effet maintenu ses projections de croissance et de chômage aux Etats-Unis cette année et a revu en légère hausse son anticipation d’inflation de base (1,9% contre 1,8% pour 2017).
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