La croissance américaine devrait ralentir au premier trimestre
La croissance du PIB américain a été revue en baisse vendredi dernier, à 2,4% sur un an contre les 3,2% d’abord annoncés par le Bureau d’analyse économique. Bien que cette donnée soit assez proche de celle attendue par le consensus (2,5%), elle s’ajoute à plusieurs publications économiques qui font douter de la force de la reprise.
La révision du PIB américain s’explique surtout par la baisse des dépenses de consommation des ménages et par une moindre contribution des exportations à la croissance. «Malheureusement, la croissance du PIB au premier trimestre 2014 devrait aussi être molle compte tenu de l’impact négatif de la météo», note James Knightley, chez ING. La présidente de la Fed, Janet Yellen, s’est d’ailleurs montrée prudente sur l’état de la reprise la semaine dernière. «Depuis mon audition devant les députés (mi-février), un certain nombre de publications statistiques ont signalé des dépenses moins soutenues que ne l’attendaient beaucoup d’analystes», a-t-elle déclaré devant le Sénat. «Une partie de cette mollesse pourrait refléter les mauvaises conditions météorologiques mais à ce stade, il est difficile de discerner exactement dans quelle mesure c’est le cas».
«Les ventes de maisons existantes, les enquêtes des banques centrales régionales (Chicago, Dallas, Richmond) ainsi que l’indice PMI dans le secteur des services étaient en baisse et bien en dessous des attentes», reconnaît Nikolaus Keis, économiste chez UniCredit. Selon lui, la météo explique l’essentiel du repli qui ne saurait durer si l’on en croit d’autres données plus encourageantes (PMI manufacturier, ventes des nouvelles maisons, confiance des consommateurs).
«Le second semestre 2013 a été marqué par une reconstitution importante des stocks», notaient les économistes d’Aurel BGC dans leur publication mensuelle. «L’effet stock pourrait retrancher entre 1,5 et 2 points de croissance au premier trimestre 2014. Le ralentissement de l’économie sera violent et technique en ce début d’année», concluent-ils.
La plupart des économistes s’attendent cependant à ce que la Fed reste sur son rythme de réduction des achats d’actifs (-10 milliards de dollars par mois). Janet Yellen a d’ailleurs expliqué vendredi qu’«il faudrait un changement significatif des perspectives économiques» pour que la Fed reconsidère sa stratégie sur le programme d’assouplissement quantitatif.
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