«La crise chypriote pourrait influencer notre allocation régionale en actions»
-L’Agefi: la crise chypriote peut-elle vous inciter à alléger encore votre pondération sur les actions ?
-Patrick Moonen : De manière isolée, la crise chypriote n’aura pas d’impact sur notre allocation actions. Contrairement aux autres crises, nous ne pensons pas que le cas chypriote puisse susciter une nouvelle décollecte globale sur les actions, par le biais d’un accroissement mondial de l’aversion pour le risque. Nous observons en fait cette année un déclin de la corrélation entre les différentes régions. En d’autres termes, les facteurs locaux sont devenus plus dominants. L’amélioration des données macroéconomiques aux Etats-Unis et les changements politiques au Japon sont deux forces qui viennent contrebalancer les risques émanant de Chypre. La crise pourrait cependant influencer notre allocation régionale. En raison de l’impact négatif des coûts de financement pour les banques et de la faible croissance économique potentielle dans la zone euro, nous avons réduit notre exposition aux actions européennes par rapport aux actions américaines et japonaises.
-Quelle catégorie d’obligations privilégiez-vous dans votre portefeuille ?
-Nous maintenons notre préférence pour les obligations high yield. La reprise économique est toujours en cours, les bilans des entreprises sont solides et nous n’observons aucune exubérance dans le comportement des entreprises, sachant que celles-ci ne sont actuellement pas enclines à augmenter le fardeau de leur dette en vue de réaliser des acquisitions coûteuses. La demande des investisseurs pour cette catégorie d’obligations reste enfin bien soutenue par la recherche de rendement.
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