La Cour européenne de Justice lance la bataille juridique sur la TTF
La City de Londres a accru sa pression sur la Cour qui se prononce aujourd’hui. Il ne devrait néanmoins s’agir que d’un premier verdict
Publié le
Patrick Aussannaire
La bataille juridique sur l’instauration de la taxe sur les transactions financières (TTF) européenne commence aujourd’hui. La Cour de Justice des communautés européennes (CJCE) doit en effet rendre dans la journée un premier verdict concernant le recours en annulation formulé par la Grande-Bretagne, qui conteste la mise en place de TTF par onze pays de l’Union Européenne sans avoir l’accord préalable des 28 pays membres.
«Il est important de se souvenir que le recours est plus porté sur le processus de mise en œuvre de la décision prise, que sur une contestation de la TTF en tant que telle», rappelle Dominic Winter, associé dans le cabinet d’avocats d’affaires Linklaters. Si la bataille est placée sur le terrain juridique par le gouvernement britannique, la plainte semble surtout fondée sur des raisons économiques. Londres serait ainsi contraint de collecter la taxe sans en récolter les fruits.
Mais les plus grandes craintes concernent la City. «Il est vrai que la City de Londres est inquiète sur le jugement. La TTF est une taxe dangereuse qui aurait un impact négatif sur l’Europe et qui s’est avérée être un échec catégorique pour les pays qui l’ont mise en place dans le passé», estimait mardi Mark Boleat, le président du comité stratégique de la City, dans le Financial Times.
Le responsable remet en avant l’argument britannique de l’extraterritorialité qui conteste toute mesure fiscale prise par les pays de la zone euro ayant des impacts sur ceux qui n’appartiennent pas à la zone. «La Cour doit tenir compte des préjudices que cette proposition aurait sur les perspectives économiques de nos citoyens, ainsi que sur la place de l’Europe au sein de l’économie mondiale», conclut Mark Boleat.
Les spécialistes estiment qu’il ne devrait pas s’agir d’un jugement définitif, compte tenu du fait qu’il n’y a aucun précédent en la matière, et que ni les avocats représentant la Grande-Bretagne ni le procureur général n’ont été entendus. «La CJCE pourrait ainsi estimer le recours comme prématuré, ce qui n’empêcherait pas le Royaume-Uni de contester plus tard toute législation adoptée par les onze pays sur la TTF», estime néanmoins Alexandria Carr, avocat chez Mayer Brown.
A ce stade, les onze pays envisagent une taxe sur les actions, comparable à la TTF française et qui ne changerait pas la donne en France. L’idée de taxer les dérivés actions n’aurait en revanche pas encore recueilli le consensus.
L’Agence internationale de l’énergie (IEA) a averti que l’absence d’avancées sur la fermeture du détroit d’Ormuz pourrait faire entrer le marché en «zone rouge» cet été à cause de la réduction rapide des stocks.
Pour renforcer sa sécurité économique, l’Europe cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement et à nouer de nouveaux partenariats. Elle doit notamment signer une alliance commerciale renouvelée avec le Mexique.
Le groupe de défense allemand est revenu sur le marché obligataire jeudi 21 mai pour la première fois depuis 2010 avec une émission de 500 millions d’euros ayant attiré près de 6 milliards d'euros de demandes au pic, dans un marché très réceptif.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Le chef de l'Etat peine à convaincre les Français du lien entre son action à l'international pour tenter de débloquer le détroit d'Ormuz et ses effets dans le pays sur les prix de l'essence à la pompe
Avant de quitter ses fonctions, le général Pierre Schill a lancé cet objet nouveau, indépendant de l’institution militaire et dédié au renforcement de la cohésion nationale.
Les accords d’Abraham nomment une normalisation des relations entre Israël et certains Etats arabes (les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Soudan et le Maroc), qui a eu lieu en 2020. Le président américain estime que Ryad et Doha devraient en faire de même, car « tous les autres pays devraient suivre »