La Coupe du monde au secours de l’économie brésilienne ?
La politique économique au Brésil semble aujourd’hui refléter le sentiment autour de la Coupe du monde de football qui va s’y dérouler dans les jours prochains: divisé. Si la compétition suscite le plus grand enthousiasme pour certains comme la plus grande colère pour d’autres, il semble que la politique économique du pays divise également les décideurs, qui soufflent le «chaud» pour les uns et le «froid» pour les autres.
Le «chaud» provient du gouvernement de Madame Rousseff, qui pour apaiser les tensions sociales grandissantes dans le pays, a récemment augmenté les prestations sociales et alimenté la Banque du développement en liquidités pour maintenir l’expansion du crédit, au prix d’un solde budgétaire aggravé. Le «froid» vient de la banque centrale, qui même si certains facteurs temporaires expliquent la vigueur de l’inflation (la sécheresse a considérablement réduit la production hydroélectrique et donc fait augmenter les prix de l’énergie dans le pays), a entrepris un cycle de resserrement monétaire (de 7,25% à 11% depuis 2013) pour contenir l’inflation.
Au total, l’économie brésilienne a connu un parcours chaotique en termes de croissance au cours des quelques dernières années. Si la récession sévère de 2009 a été suivie d’un fort rebond en 2010, la tendance à la normalisation des dernières années semble avoir clairement fait place à un ralentissement marqué depuis le début 2014, comme en atteste le maigre 0,2% de croissance pour le PIB au premier trimestre.
Il est à craindre que la Coupe du monde ne parvienne pas seule à rétablir la confiance et l’environnement dont le pays a besoin pour renouer avec son dynamisme passé. D’autant plus si les deux jambes de la politique économique du pays n’arrivent pas à marcher dans la même direction.
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