La Caisse des dépôts positionne sa gestion comme un métier à part entière
La réorganisation en cinq unités métiers a permis de clarifier le rôle de chacune également vis-à-vis de l’extérieur.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Fabrice Anselmi
La gestion d’actifs de la Caisse des dépôts affichait un encours de 154 milliards au 31 décembre.
-
DR.
La gestion d’actifs de la Caisse des dépôts (CDC) se satisfait de la réorganisation en cinq métiers* opérée en 2018 à la demande du directeur général, Eric Lombard. «Elle a permis de clarifier notre rôle comme celui des autres métiers également vis-à-vis de l’extérieur, précise Olivier Mareuse, directeur des fonds d’épargne et de la gestion d’actifs. La réorganisation opérée en 2017 avec la réunion des deux équipes de gestion au sein d’un ‘département des placements financiers’ avait déjà permis d’améliorer la visibilité et la cohérence.» Avec 154 milliards d’actifs sous gestion au 31 décembre (64 milliards pour la section générale, 90 milliards pour le fonds d’épargne), cette unité devrait être l’une des principales contributrices au résultat global, le 11 avril.
Tester de nouvelles techniques de gestion
La mutualisation avait concerné toutes les expertises : taux (111,7 milliards d’encours, dont 75,5 pour les fonds d’épargne, avec 37 milliards en obligations indexées sur inflation), actions (33,4 milliards d’encours, dont 20 milliards pour la section générale), immobilier-forêts (5,5 milliards pour la section générale), non-coté (3,9 milliards). «Pour les actions large caps Europe, cela nous a permis de regrouper les neuf gérants-analystes chargés de nos 120 lignes, chacun avec une expertise sectorielle et la charge de l’analyse financière et extra-financière, puisque toutes nos gestions sont ISR et dans une logique à long terme, rappelle Joël Prohin, directeur de la gestion des portefeuilles. A effectifs constants, cela a dégagé des ressources pour développer la gestion quantitative, notamment dans le cadre de la norme IFRS 9 afin de gérer les actions hors Europe en direct, et non plus via des fonds, et de bénéficier d’un traitement comptable privilégié qui nous exonère de la volatilité des marchés sous-jacents.» Laurent Deborde, responsable des programmes innovation & développement, teste ainsi de nouvelles techniques de gestion.
L’unité chapeaute également les trois filiales de gestion de la CDC : CDC Entreprises Valeurs Moyennes (2,2 milliards d’encours sur les small et midcaps), Société forestière (2 milliards d’encours, dont 1,6 pour la CNP et des investisseurs tiers), CDC GPI (plus 6 milliards d’encours) pour la gestion immobilière de placement (bureaux et logements non sociaux) indépendamment de CDC Habitat et Icade.
*Banque des territoires (BDT), Financement des entreprises (Bpifrance), Gestion d’actifs (GDA), Retraites, Filiales et participations stratégiques.
Les investisseurs ont sursouscrit 42 fois l'introduction en Bourse de SBI Funds Management. Le prix a été fixé à 574 roupies, soit dans le haut de la fourchette.
Fondée par Laurent Dobler, Nicolas Kieffer et Victor Gutzwiller, la jeune boutique parisienne lance sa première Sicav luxembourgeoise et anticipe un retour des allocataires d’actifs vers la gestion de conviction.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
SERIE. L'ancien conseiller en communication du président François Hollande se met dans la peau du futur locataire de l'Elysée et liste ses premières décisions
Pour l'Opinion, notre chroniqueur Bernard Quiriny a rouvert des essais politiques d’hier à aujourd’hui, des classiques incontournables aux livres de circonstance oubliés
SERIE (8/13). A l’occasion du Tour de France 2026, l’Opinion parcourt l’étape du jour à la recherche des traces de la décennie Macron. Ce vendredi, le peloton part de Dole (Jura) pour rallier Belfort (Territoire de Belfort)