L’action Amundi engrangeait près de 8% à la mi-séance ce lundi dans le sillage de la signature d’un accord ferme avec UniCredit sur l’acquisition de Pioneer Investments. L’opération, qui créera la huitième société de gestion mondiale selon Amundi, devrait gonfler le bénéfice par actions du gérant français de 30% hors coûts d’intégration. Totalisant 3,54 milliards d’euros, elle sera financée pour 1,4 milliard par une augmentation de capital avec droits préférentiels de souscription.
Malgré cet appel de marché, qui représente 17,6% de la capitalisation boursière d’Amundi à la clôture de vendredi, les marchés ont bien accueilli la thématique des économies d’échelle. Dans un contexte de pression sur les marges des gérants d’actifs, la transaction dégagera des synergies annuelles de 180 millions d’euros, dont 150 millions d’économies de coûts. Le retour sur investissement à trois ans de cette acquisition est en ligne avec l’objectif d’Amundi de 10%.
« L’opération confirme la position d’Amundi comme leader européen dans la gestion d’actifs, tant en termes de taille que de rentabilité », a souligné Xavier Musca, le président de son conseil d’administration. L’augmentation de capital du gérant, introduit en Bourse en novembre 2015, sera lancée au premier semestre 2017 et sera garantie par sa maison-mère, le groupe Crédit Agricole. Ce dernier conservera une participation minimale de 66,7% post transaction.
La banque privée a enregistré 3 milliards de francs suisses d'afflux nets de nouveaux capitaux sur les quatre premiers mois de l'année, bien en deçà des attentes, et prévient que le niveau d'activité exceptionnel du premier trimestre ne devrait pas se reproduire dans les prochains mois.
Fannie Wurtz prend la direction du pôle clients du gestionnaire d'actifs du Crédit Agricole tandis que Vincent Mortier supervisera le pôle investissements.
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