Amundi poursuit sa course aux économies d’échelle
Les économies d’échelle font partie de l’ADN d’Amundi. Né en 2010 du mariage des gestions d’actifs du Crédit Agricole et de la Société Générale, le gérant français a annoncé lundi son entrée en négociation exclusive avec UniCredit pour le rachat de Pioneer Investments. L’opération permettrait au groupe de creuser l’écart en Europe par rapport à ses poursuivant directs Natixis, Deutsche Bank AM et Axa IM en se rapprochant de la barre des 1.300 milliards d’euros d’actifs sous gestion.
«Amundi devrait être un choix naturel pour UniCredit étant donné qu’il offre le niveau le plus élevé de synergies, une franchise bien établie avec un focus spécifique sur les réseaux de banque de détail et qu’enfin le directeur général de la banque italienne, Jean-Pierre Mustier, fut l’un des fondateurs du gérant», soulignait fin septembre Jefferies. Le courtier soulignait aussi l’apport en termes de revenus de Pioneer avec un ratio de 38 points de base (pb) de ses encours contre 17 pb pour Amundi.
Pioneer permettrait à Amundi de se renforcer en Italie, en Allemagne et en Autriche tout en mettant en jeu sa capacité à mener des rapprochements d’envergure. Exane rappelle que la naissance d’Amundi avait ramené dès 2012 la base de coûts au niveau de celle de Credit Agricole AM en 2007. Sur la base d’une baisse des coûts de 30%, d’un prix de 3,15 milliards et d’un financement à 50% en cash, le courtier anticipait début septembre une hausse du bénéfice par action de 28% à horizon 2018.
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